Mon légionnaire pour la bonne cause


L’association Debout Demain investit le centre culturel ce vendredi et a invité Catherine Delourtet avec son spectacle « C’est si bon quand c’est défendu ». Chaque année, l’association et sa présidente Marie-Laurence Solès programment une pièce de théâtre ou concert pour récolter des dons. C’est la troisième fois qu’elle fait appel à la compagnie Dalva pour l’y aider : « On se connaît depuis longtemps avec Catherine Delourtet et Jean-Paul Delvor » précise Marie-Laurence Solès. « Ils avaient même créé une pièce pour l’occasion : Cabaret zinzin ». Une expérience un peu folle dont se souvient Catherine Delourtet : « C’était un beau challenge mais un peu dingue. Cette fois-ci, je viens avec une pièce rodée ». « C’est si bon quand c’est défendu » est en effet l’une des créations phares de la compagnie, dans laquelle la comédienne tient seule la scène durant plus d’une heure, accompagnée par un pianiste. Elle y parcourt le répertoire riche de Marie Dubas, chansonnière du début du XXe siècle : « Une artiste que j’adore et dont je m’étais déjà inspirée pour  un spectacle il y a quinze ans » précise Catherine Delourtet. « C’est mon comparse Jean-Paul qui m’a suggéré de remonter le show ». On est ici loin d’un récital classique, Catherine Delourtet n’oubliant pas qu’elle est avant tout une comédienne : « Et Marie Dubas jouait elle aussi beaucoup avec les paroles de ses chansons. C’était une véritable interprète ».

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Ainsi, « C’est si bon quand c’est défendu » se construit au fil de tableaux évoquant les années 1900-1930 : « Mais les textes restent cependant très actuels, Marie Dubas parle beaucoup d’amour » ajoute Catherine Delourtet. « N’oublions pas que « Mon légionnaire », c’est elle, parmi tant d’autres chansons restées dans le patrimoine de la chanson française. Elle a été la mentor de Piaf mais on l’a quelque peu oubliée car il existe très peu d’enregistrements de sa voix ».
L’association Debout Demain compte bien ce vendredi remplir la salle du centre culturel et ainsi continuer à apporter son soutien à la recherche médicale sur les traumatismes de la moelle épinière comme elle le fait depuis sa création en 2001 : « Cela fait maintenant quinze ans que nous avons un partenariat avec l’Inserm de Montpellier et à chaque soirée que nous organisons, des chercheurs viennent rendre compte de leurs avancées » ajoute Marie-Laurence Solès. « Nos adhérents et le public savent ainsi concrètement à quoi sert l’argent qu’ils nous donnent ». Une démarche qui fait généralement mouche tous les ans avec des salles quasi pleines.

Annabel Perrin

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