Musée de Gajac // Oeuvres d’art en protection rapprochée


Bissières, Dubuffet, De Staël… Voici quelques uns des noms prestigieux inscrits au catalogue de la prochaine exposition au Musée de Gajac et consacrée à la prestigieuse galerie Jeanne-Bucher à Paris. Ce mercredi, l’excitation avait gagné les salles d’exposition. Le premier camion agréé transportant les oeuvres venues de Pompidou ou du musée d’art moderne de Paris avait débarqué son contenu. Des oeuvres sous haute protection et accueillies avec moult précautions par Hélène Lagès, conservatrice du musée et Jacques Balmont, Villeneuvois passionné d’art et « Ami du musée » indéfectible.
Au total, une quarantaine de peintures et de sculptures vont venir prendre place dans quatre salles de Gajac. L’accrochage va durer une dizaine de jours selon un calcul savant pour donner toute leur envergure aux oeuvres : « Si nous avons une idée préconçue du plan de l’exposition, il est loin d’être figé » explique Hélène Lagès, conservatrice du musée. « Ce n’est qu’une fois que nous voyons les toiles dans l’environnement du musée que nous décidons où les accrocher, car nous découvrons des détails picturaux impossibles à voir sur photo ou catalogue ». Ainsi, ce Dubuffet, posé contre le mur noir de la grande salle, fait soudain apparaître des touches de rouge… Depuis une semaine déjà, les murs sont parés, parfois repeints entièrement pour effacer les stigmates de la précédente exposition : « Une opération qui est, pour nous, usuelle » remarque Hélène Lagès.

Comme un passeport

Mais pour l’instant, l’équipe du musée s’active à déballer consciencieusement chacune des oeuvres, certaines sous papier bulle, d’autres dans des caisses en bois et entourées de mousse. Lors de cette opération, les gants blancs sont de rigueur : « A chaque voyage, un constat d’état de l’oeuvre est établi au départ et à l’arrivée » précise Hélène Lagès. A Gajac, Marlyse Courrech, membre de l’équipe du musée, s’y colle. Son oeil aguerri ausculte le cadre et la peinture, vérifiant chaque défaut qui accroche son regard. Au dos des cadres, des étiquettes s’amoncellent : « Elles indiquent où a été exposée l’oeuvre… C’est une obligation de traçabilité » précise Marlyse Courrech. Un passeport qui témoigne de l’histoire de chaque peinture…
Dans les jours qui arrivent, l’équipe du musée va également faire du montage… Sur les sculptures exposées qui arrivent en éléments séparés par caissons protégés : « Nous avons un plan très précis d’assemblage pour chacune d’entre elles » explique Hélène Lagès. Ainsi le mobile « Mer de nuages » de Susumu Shingu leur est parvenu en différents éléments : « Mais le travail le plus important sera sans nul doute sur la sculpture de Nevelson, un relief en bois de près de 7 mètres qui nous arrive en 19 morceaux depuis Toulouse ». Le conservateur des Abattoirs, musée possédant l’oeuvre, fera le déplacement… En attendant celui des galiéristes parisiens Jaeger, à l’initiative de cette exposition de renommée, lors du vernissage le 27 juin prochain.

Annabel Perrin

Infos pratiques

L’exposition se déroule du 27 juin au 26 octobre –
Elle occupe quatre salles : la première est une carte blanche à Jean-François Jaeger, galiériste de renom à Paris, qui a exposé les plus grands noms d’artistes peintres du XXè siècle. La deuxième est dévouée aux oeuvres de Bissière, la troisième à Reichel. La quatrième est consacrée aux éditions de la galerie Bucher qui a vu passer dans ses murs Kandinsky, Klee, Mondrian, Picasso, Braque ou Miro…

Concours d’écriture : Le musée lance en parallèle de l’exposition un concours d’écriture pour les moins de 18 ans. Le thème : raconter ses émotions face à l’une des oeuvres de l’expo.

+ d’infos sur ville-villeneuve-sur-lot.fr

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