Narbonne – SUA LG // Dimanche 15 mars à 14h – Comme un air de Chelsea


Un calendrier favorable, des adversaires inconstants voire parfois inconsistants, un effectif pléthorique : le SUA LG semble avoir tous les arguments pour se frayer de nouveau un chemin vers une finale d’accession qui lui tend les bras.
Pourtant, et malgré le redressement spectaculaire effectué au niveau comptable depuis le début d’année, la maison bleue et blanche continue d’inquiéter. Plus qu’inquiéter d’ailleurs, c’est surtout cette répétition de non matchs qui suscite des interrogations.  Stéphane Propser a résumé d’ailleurs à lui seul la pensée des 7 000 personnes présentes à Armandie samedi soir :  « On s’est fait chier (sic), il n’y a rien dans ce match. » Voilà qui a le mérite d’être clair… Et qui résume bien le triste visage affiché par une équipe que l’on a du mal à suivre.
Et qui, à terme, pourrait se mettre en danger. Car ce jeu minimaliste, s’il peut fonctionner un temps, laisse grande ouverte la porte aux autres équipes. Comme à Dax, où Agen démissionna face à une équipe landaise insipide. Comme face à Albi, où seule la solidarité affichée aura convaincu son manager Mathieu Blin. Et comme face à Narbonne lanterne rouge ce dimanche à 14h? Déjà battu par Bourgoin et Dax qui étaient à l’époque bon dernier de la classe, le SUA LG sera bel et bien en danger après demain dans l’Aude. Peu, trop peu pour un club aux structures et aux ambitions dignes d’un club de Top 14.

La cavalerie agenaise en retard

Taclés depuis des lustres, les piliers agenais seraient donc les seuls fautifs de cette bouillie de rugby servie depuis le début de saison. Facile comme explication… Mais insuffisante. Et terriblement injuste pour un paquet d’avants qui, au final, fait plutôt bien le job. En revanche il serait temps de se demander où est passée la cavalerie agenaise comme son entraîneur le regrettait samedi soir en qualifiant le match de… « chiant ». Car si Alexi Balès tient toujours la baraque, le reste de la ligne de trois-quarts manque cruellement d’inspiration, c’est le moins que l’on puisse dire. Le trio ailiers-arrière semble au chômage technique. Jamais décisif, ce trident comme le reste de la ligne de trois-quarts se morfond en attendant l’étincelle. Consignes ? Peur de mal faire ? Une chose est sûre, les  trois-quarts ont bien du mal à peser sur les débats alors que la saison dernière ils ont souvent tiré vers le haut l’équipe. Mêmes joueurs mais pas pour le même résultat, c’est bien la preuve que le talent de chacun n’est pas en cause. Et si c’était le moment d’insuffler un vent de jeunesse dans une équipe qui manque de fraîcheur ? Le réservoir agenais en la matière n’a jamais paru aussi grand. Et ce serait sûrement le meilleur moyen de rendre à tout ce joli monde son insouciance égarée. Sinon cet Agen là pourrait vite avoir le blues version Chelsea…

Cyril Recondo

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