Nuit blanche pour colère noire


C’est un appel qui a circulé sur les réseaux sociaux depuis le début de la semaine. A l’instar des raouts nocturnes anti-loi Travail baptisés « Nuit Debout », la déclinaison agenaise de ce mouvement verra le jour ce soir. A quelques différences près. Ce rassemblement prévu place Wilson à 21 heures en plein centre-ville est une « assemblée populaire ». « Nous n’avons pas voulu nous appeler Nuit Debout car nous ne savons pas si nous allons y passer la nuit, précise Quentin, l’un des organisateurs. Ce sera à l’assemblée et aux gens qui y participent de décider s’ils veulent rejoindre le mouvement. »

Mouvement post-31 mars
Guillaume, la trentaine, fait également partie des initiateurs. Il se charge d’administrer la page Facebook de l’événement et raconte le genèse du rassemblement. « On s’est tous retrouvés après la manifestation du 31 mars dans le local de l’Alliance antifasciste. On était avec des lycéens, des militants politiques, des sympathisants, des curieux… On s’est de suite dit qu’il fallait donner une autre forme au mouvement. » Une réflexion qui s’était engagée aussi à l’issue d’autres manifestations partout en France et qui a donné lieu, du côté de Paris, à la première Nuit Debout.

« Engouement » sur les réseaux sociaux
La jeunesse de Lot-et-Garonne est peu structurée en mouvements politiques ou syndicaux mais souhaite rester partie prenante du débat. « On n’arrête pas de dire que les jeunes ne s’intéressent pas à la politique mais ce qui se passe démontre que c’est faux, martèle Guillaume. Au contraire, elle est écœurée de la voie que prend cette politique. » Le mouvement se situe clairement à gauche de l’échiquier et espère avoir un écho chez « tous les déçus du gouvernement » et chez « tous ceux qui veulent se rapproprier la chose publique ».
Reste à franchir le pas de la critique pour s’engager. « C’est sûr qu’ils sont plus de 100 000 à suivre Nuit Debout sur Périscope (une application Internet, NDLR) mais 1 000 à être vraiment dans la rue, on verra ce que ça donne sur Agen. » Pour l’instant, les organisateurs l’assurent, l’engouement est palpable. Combien seront-ils place Wilson ? Pour l’instant trente personnes sur Facebook ont fait savoir qu’elles seraient présentes.

Gauvain Peleau-Barreyre

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