Octobre Rose // Soutien en trio contre le cancer


Elles agissent dans l’ombre des couloirs de la clinique. Carine Brousse, Alexandra Seguy et Héléna Cuart-Pujol forment l’équipe du dispositif d’annonce et d’accompagnement en cancérologie. Un dispositif obligatoire depuis le plan cancer national en 2006 et qui, pourtant, reste méconnu du grand public et des patients eux-mêmes.
Cependant, en étant constitué d’une infirmière, d’une assistante sociale et d’une psychologue, il permet, quand on fait appel à lui, de résoudre les difficultés rencontrées par la majorité des malades du cancer : choc psychologique, perte de revenus… Autant de domaines que Carine, Alexandra et Héléna maîtrisent…

Mauvaise pub

« On le reconnaît humblement » remarque Carine Brousse. « Bien souvent, les patients ne savent pas à quoi l’on peut servir ». Un défaut d’information du dispositif qu’elles tentent de contrer en prenant contact avec les patients, dès qu’ils leur sont signalés, soit par le biais de l’hospitalisation, soit par les médecins : « Malheureusement, si du côté de la clinique, le relais fonctionne bien, du côté de la médecine générale, il reste encore des efforts à faire » ajoute Héléna Cuart-Pujol. « Trop peu de cabinets médicaux parlent de nous lorsqu’ils reçoivent un patient atteint de cancer ».
« Et puis, il faut le reconnaître… Les personnes elles-mêmes hésitent à faire appel à nous » continue Alexandra Séguy. « Car, dans l’esprit commun, demander de l’aide à une assistante sociale ou un psychologue, c’est être un cas social ou un fou ».

100% pris en charge

Et c’est ainsi que trop souvent les patients font appel à elles quand les difficultés les assaillent : « Alors qu’il serait plus efficace de travailler en amont » ajoute Carine Brousse.
Car le dispositif d’annonce et d’accompagnement permet, s’il est besoin, d’informer sur les aides possibles financières. Surtout il épaule les patients pour monter des dossiers administratifs comme pour un mi-temps thérapeutique ou une reconversion professionnelle. Il apporte également du soutien psychologique  : « Il ne s’agit pas de suivre une psychothérapie, ce n’est pas mon rôle » explique Héléna Cuart-Pujol. « Je suis là pour répondre aux bouleversements psychologiques que cette maladie provoque chez tout un chacun, y compris pour l’entourage. Il n’y a aucune obligation de rendez-vous. C’est selon l’envie du patient ».
Et on ne débourse rien, le dispositif étant pris en charge à 100% : « Et pas seulement durant le traitement ou la période de rémission. Il n’y aucune limite dans le temps » précise Héléna Cuart-Pujol. « C’est une question de déontologie ».

Annabel Perrin

Contact à la clinique Calabet au 05 53 69 96 09

 

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