« On aurait tort de se priver de l’image de Marine Le Pen »


L’Hebdo : Votre parti a le vent en poupe, cela se traduit-il sur le terrain ?
Etienne Bousquet-Cassagne : Nous avons un très bon accueil, de très rares refus. Les gens sont contents qu’on aille les voir chez eux.

L’Hebdo : Comment faire campagne quand votre programme n’est pas adapté aux sujets locaux ?
E. B.-C. : C’est complètement faux ! Déjà nous sommes les seuls à avoir voulu conserver le Département, échelon de proximité indispensable. Les grands axes de notre politique sont les mêmes dans tous les départements. Et puis on nous reproche de trop utiliser l’image de Marine Le Pen… Mais nous aurions tort de nous en priver !

L’Hebdo : A quoi ressemblerait un Conseil départemental FN ?
E. B.-C. : Si on est élu, on s’engage à ne pas augmenter les impôts. Ensuite, nous commanderons un audit général sur la situation financière du Conseil départemental. L’action sociale est très importante c’est pour cela que nous ferons la chasse aux escrocs. Enfin l’aide à la création d’emplois et la redynamisation des villes seront des axes majeurs. Il faut par exemple finir de doubler la RN 21 avant de faire le pont de Camélat et garder la gratuité des transports.

L’Hebdo : Que pensez-vous du bilan de Pierre Camani ?
E. B.-C. : C’est de l’immobilisme et du copinage. Ils ont continué la politique de Jean François-Poncet où c’était tout pour Agen. Mais notre adversaire c’est l’UMPS. La droite, par exemple, est embourbée dans ses contradictions et n’est pas audible.

L’Hebdo : Comment se positionner comme seule force d’opposition alors que vous n’avez pas d’élus ?
E. B.-C. : Là encore c’est un faux argument. On nous disait la même chose lors des Municipales mais 73% des gens sont contents de leur maire FN. Ce sera la même chose au Conseil départemental. Nous disons aux électeurs de nous essayer, de donner un grand coup de balai et après de nous juger sur notre bilan.

L’Hebdo : Que pensez-vous des dérapages des candidats FN lors de ces élections ?
E. B.-C. : On ne peut pas anticiper la bêtise des gens. Mais ça ne concerne que 0,1% de nos candidats. Et puis il y en a partout… Quand ça dérape à gauche, on en fait deux lignes dans Libé… Quand un de nos candidats dérape, il est exclu immédiatement. On ne le recase pas, comme cela se fait dans les autres partis.

Propos recueillis par Gauvain Peleau-Barreyre

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