Pascal Humbert veut « créer l’événement »


Un parcours de jeune premier

Pascal Humbert pris ses fonctions à la tête de Cap Cinéma Agen le 7 mars dernier. Un nouveau challenge pour cet homme qui revendique la prise de risques et l’innovation comme vertus cardinales. C’est le second poste dans le Sud-Ouest, après neuf ans passés à la tête du multiplexe castrais dont il a contribué à doper la fréquentation. Ce Parisien avait fourbi ses armes dans sa région d’origine, gravissant tous les échelons, de projectionniste à directeur dans le groupe UGC notamment. Il a même participé à la révolution de la mise en place de la carte illimitée, copiée depuis par plusieurs enseignes.

Le défi agenais

« Si Philippe Dejust (le président du groupe Cap Cinéma, NDLR) m’a choisi, c’est qu’il avait une idée en tête. » Et l’objectif reste le même depuis décembre 2013 : passer et dépasser la barre des 400 000 spectateurs. « C’est une chance inouïe pour une ville d’avoir un multiplexe en son centre. En plus quand je compare le centre-ville avec celui de Castres, une ville pourtant plus grande, je sens qu’Agen a un potentiel de développement très important. » A la structure commerciale d’en profiter.

Les chantiers à venir

Améliorer l’accessibilité ! Ses premiers rendez-vous avec les décideurs locaux ont tourné autour de cette ritournelle qui agace, jusqu’aux très hautes sphères du groupe. « Oui sur certains parkings le cinéma est fléché, admet-il, mais quand vous êtes piéton, vous arrivez au bout du boulevard de la République, vous ne voyez que le McDo. Impossible de savoir qu’il y a un cinéma. » Des panneaux feront donc leur apparition, à l’adresse des piétons notamment, pour mieux indiquer la présence du multiplexe.
Le second chantier est celui de la restauration. Alors que le multiplexe n’a pas encore tenu ses promesses de locomotive commerciale aux alentours, il souffre des mêmes problématiques en son sein. Les mètres carrés du rez-de-chaussée dévolus à la restauration restent vides, plus de trois ans après leur commercialisation. Mais c’est (peut-être) de l’histoire ancienne. En effet, trois adresses devraient s’installer « très prochainement », dont une qui devrait être tenue par l’ancien directeur, Yan Douady (photo).

Les armes du cinéma

Avec les concerts, de haute volée, organisés par All that jazz, le cinéma agenais dispose d’une arme d’attraction massive. « Les gens viennent de Toulouse pour assister aux shows », assure le responsable. Tout comme les soirées événementielles, comme les soirées filles, qui ont été l’une des innovations de la précédente direction. Mais côté innovations justement, Pascal Humbert a plus d’un tour dans sa bobine. Multiplier les avant-premières, renforcer les partenariats avec les associations locales, pépinière de jeunes talents : il ne s’interdit rien. « Je suis pour la culture au sens large. Il y a le cinéma, bien sûr, mais également la musique, le théâtre. Si les acteurs des troupes d’Agen ont besoin d’un espace pour répéter, je peux leur mettre à disposition. Si un musicien veut venir montrer son talent, pareil. »

Les prochains événements

L’avant-première nationale de la comédie française Vicky est prévue vendredi 27 mai prochain à 20h30. Les spectateurs bénéficieront d’un tarif réduit, 7,50€. Un échange avec l’équipe du film , présente pour l’occasion, est prévu à la fin de la projection.

Gauvain Peleau-Barreyre

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