Le patron du Medef parle aux patrons du 47


Des jolis bouquets. En attendant l’arrivée de Pierre Gattaz, le président national du Medef, les petites mains s’activent pour décorer le Centre des congrès qui accueillait hier soir la conférence du patron des patrons. Dites-le avec des fleurs vantait une publicité… Les chefs d’entreprise de Lot-et-Garonne ne se sont pas gênés pour faire savoir tout le bien qu’ils pensaient de la star de la soirée. Lui , en revanche, n’a pas adopté de langage fleuri pour décliner tous les maux, politiques, législatifs ou réglementaires, qui touchent le monde entrepreunarial. Mais c’était tout comme.

Optimiste et combatif

Fin politique, « je suis venu porter un message d’optimisme, d’espoir et de combat devant mes pairs, ceux qui m’ont élu », il n’a pas fallu attendre longtemps pour que Pierre Gattaz exhorte le Gouvernement à « passer des mots aux actes ». Et d’ajouter : « Depuis quelques semaines, il est pris en flagrant délit d’incohérence. » Même s’il applaudit le choc de simplification, le dispositif pénibilité, la taxe sur les dividendes ou la loi Hamon le laissent à la limite du « nervous breakdown ».
Mais Pierre Gattaz n’était pas venu faire dans le mélo, au contraire, il a donné des motifs d’espoir aux patrons. « Le seul créateur de richesses, c’est le chef d’entreprise. Il faut réhabiliter le travail, redonner de la dignité, de la pêche aux entreprises. » Seules sources de créations d’emplois, elles doivent retrouver de la compétitivité et de la confiance. « Le chef d’entreprise est un homme normal qui a eu le courage de créer un emploi, je veux faire en sorte que tout le monde puisse créer son activité. »

Le département a des atouts

Et pour ce faire, Pierre Gattaz a les solutions. « Il faut dépasser les dogmes » qui sont, selon lui, « les 35 heures, l’interdiction du travail le dimanche ou de nuit, la complexité du code du travail ou les CDI.  »
Dans un département où les indicateurs économiques sont loin d’inciter à l’optimisme, le discours pourrait avoir du mal à passer. « C’est vrai, c’est aussi notre responsabilité de chefs d’entreprise de pousser à l’exportation, l’innovation, la qualité et l’investissement. Mais le Lot-et-Garonne a des atouts formidables qu’il faut développer, comme l’agro-alimentaire ou l’aéronautique, à condition de dépasser les dogmes. » Il était dit que ce soir-là, Pierre Gattaz n’était pas venu faire une fleur au Gouvernement.

Gauvain Peleau-Barreyre

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