Pau – SUA LG // Samedi 7 novembre à 18h30 au Stade du Hameau – Le vert n’est pas encore géant


Il y a tout juste quelques semaines, ce Pau – Agen était une affiche de haut de classement. Les deux clubs évoluaient alors en Pro D2 et allaient connaître en fin d’exercice la joie d’une montée en Top 14. Ce samedi, ces retrouvailles entre les deux promus ressemblent plus à un match de la peur qu’à une rencontre entre deux ambitieux. L’avant-dernier rencontre le dernier, finalement, chacun est à sa place. L’hôte du jour, la Section paloise, 13e du championnat, est en panne. Son recrutement de mammouth fait d’anciens ou d’actuels internationaux promettait monts et merveilles. La réalité du terrain a vite refroidi les ardeurs béarnaises. Deux victoires contre des « gros » mais aussi quelques déculottées. La dernière en date contre Oyonnax le week-end dernier vient couronner une série de trois revers consécutifs. Une situation, loin d’être confortable, qu’Agen connaît bien pour l’avoir expérimentée ces dernières semaines.

Pas de triomphalisme

Mais le SUA LG a retrouvé du poil de la bête en s’offrant le scalp du champion en titre sur la pelouse d’Armandie. « C’est une victoire bienvenue. On en avait grandement besoin », rappelle un Stéphane Prosper quelque peu soulagé par les quatre points pris par son équipe. Mais pas question de fanfaronner pour autant après ce succès laborieux face à des Parisiens proches du niveau Fédérale 1. « On va se contenter d’un petit sourire. On a retrouvé notre honneur et du respect mais il y a beaucoup de secteurs où on aurait pu et dû être plus performants. On n’a pas de quoi s’enflammer ni se relâcher », reprend immédiatement l’entraîneur des trois-quarts agenais. « Pas de triomphalisme », disait Jacques Chirac… Contre Pau, il faudra faire mieux pour l’emporter. C’est une certitude.

Match à huit points

D’autant plus que ce match est crucial, lui aussi. Cette fois, il ne s’agit plus d’enrayer une mauvaise dynamique. Il s’agit de capitaliser face à un concurrent direct dans la course au maintien. Et, accessoirement, quitter la dernière place du Top 14, ce qui, avouons-le, ferait du bien au moral. Dans le jargon, on appelle ça un match à huit points. Pour Stéphane Prosper, « il y a encore plus de pression sur nos épaules maintenant. Si on veut que la victoire face au Stade Français ait du sens, on est obligés d’aller gagner à Pau ». Faire une perf’ contre une grosse écurie est une chose, confirmer le week-end suivant en est une autre. Mais coup de chance pour les coéquipiers de Lionel Mazars, les Verts qu’ils affronteront samedi n’ont pas eu le temps de devenir des géants. En attendant l’arrivée des deux champions du monde Conrad Smith et Colin Slade…

Dimitri Laleuf

Le groupe // Peu de changements après Paris

Le staff a décidé de reconduire une bonne partie du groupe victorieux le week-end dernier face au Stade Français. On ne change pas une équipe qui gagne, surtout quand elle gagne peu.
Rester sur cette bonne dynamique est un choix des plus logiques. Seuls Api Naikatini et Bautista Güemes ne sont pas conservés. En revanche le pilier Nicolas Chocou rentre pour la première fois depuis Grenoble où il avait joué quinze petites minutes.
Retours aussi de Corentin Braendlin et Leka Tagotago. Jason Marshall est quant à lui incertain. La colonne vertébrale de l’équipe ne devrait pas bouger avec ses titulaires habituels : Lamoulie à l’arrière, la paire Mazars-Sadie au centre, une charnière Balès-Francis, Giraud en 8, Demotte et Ratuniyawara en seconde ligne et Tadjer au talon.

Groupe
– Avants : Ryan, Afatia, Barthomeuf, Tadjer, Joly, Du Preez, Marshall, Chocou, Demotte, Ratuniyawara, Braendlin, Vaquin, Giraud, Hamilton, Erbani
– Arrières : Balès, Darbo, Francis, Mazars, Narumasa, Sadie, Mchedlize, Tilsley, Tagotago, Lamoulie.

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés