Politique // « A l’écoute des militants qui ne se reconnaissent plus »


Sandrine Laffore coiffe une nouvelle casquette de 1ere fédérale du Parti socialiste après la nomination de son prédécesseur, Matthias Fekl, au Gouvernement. La conseillère municipale agenaise assurera l’intérim jusqu’aux prochaines élections internes et sera en charge de plusieurs dossiers brûlants, des prochaines échéances départementales aux militants frondeurs…

L’Hebdo : Vous avez été désignée 1ere fédérale par intérim jusqu’aux prochaines élections internes de mars 2015, quelles seront vos priorités ?
Sandrine Laffore : Je m’inscris dans la continuité du travail effectué par Matthias Fekl. La feuille de route ne change pas : continuer la rénovation du parti, assurer la réussite des états-généraux du PS et préparer les élections départementales et régionales de 2015.

L’Hebdo : Quelles seront les dates marquantes à venir pour votre fédération ?
S. L. : Il y a d’abord la Fête de la rose qui aura lieu à Tonneins le 16 novembre. Ensuite il faudra se prononcer sur la grande consultation lancée auprès des militants pour savoir quel sera le projet de notre parti, le 4 décembre.

Ecouter les mécontents
L’Hebdo : Le mécontentement envers la politique de François Hollande prend de l’ampleur, y compris chez les militants, sur quelle ligne vous situez-vous ?
S. L. : Je suis toujours fidèle au Gouvernement, il doit réussir. Maintenant je ne suis pas toujours d’accord avec ce qui est décidé. On a raté le coche de faire une grande réforme fiscale avant les réformes sociétales… Ce qui aurait pu marquer d’avantage notre différence avec la droite.

L’Hebdo : Quelle sera votre attitude auprès de ces militants déçus ?
S. L. : Mon travail sera de discuter et de respecter leurs positions. Nous avons environ 500 militants encartés, même si nous en perdons, mais le Mouvement des jeunes socialistes qui s’est créé prend de l’ampleur. Je dois être à l’écoute de ces militants qui ne se reconnaissent plus dans la politique actuelle.

Une section de « frondeurs » ?

L’Hebdo : Fabienne Eyssalet, responsable de la section d’Agen, la plus importante du département, est très critique avec la politique actuelle, est-ce un problème ?
S. L. : La responsable de section est identifiée motion 3 (dont les représentants Hamon, Montebourg ont récemment quitté le Gouvernement, NDLR) mais ce n’est pas forcément représentatif de tous les militants.

L’Hebdo : La section d’Agen sera-t-elle parmi les frondeurs ?
S. L. : Non, les médias se focalisent sur les motions mais Fabienne Eyssalet a été élue parce qu’elle a les qualités pour nous rassembler. Ce débat entre militants est nécessaire. Nous avons le même socle de valeurs, il y a juste le curseur qui est différent.

Des élections gagnables
L’Hebdo : Serez-vous candidate aux élections départementales de mars 2015 ?
S. L. : Non, je veux me consacrer à la fédération.

L’Hebdo : Pensez-vous que le futur Conseil départemental puisse basculer à droite ?
S. L. : Il ne faut pas sous-estimer l’adversaire, mais la gauche a un très bon bilan. D’ailleurs, le programme qui est en train de s’écrire est aussi bon que celui de 2008, il n’y a pas de raisons pour qu’il bascule à droite.

Propos recueillis par Gauvain Peleau-Barreyre

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