Première prise pour Premières toiles


La France produit de magnifiques films d’animation, reconnus dans le monde entier. Malheureusement, depuis Les Triplettes de Belleville en 2003, les œuvres hexagonales sont loin d’avoir l’exposition qu’elles méritent. Les Montreurs d’images ont décidé d’y remédier en faisant d’une pierre deux coups : mettre certaines de ces réalisations à l’affiche et offrir au jeune public son premier vrai festival. « Premières toiles » connaît son édition inaugurale en ces vacances de Toussaint, jusqu’au dimanche 5 novembre. Une vingtaine de films seront projetés, certains français mais pas uniquement. « Sept sont de cette année et sont donc d’actualité. Il y aura une sortie nationale avec Zombillenium adapté de la BD du même nom ainsi qu’une avant-première de Rita et le crocodile », détaille Morgane Guirriec, administratrice de ce cinéma déjà très actif sur l’éducation à l’image. Il y a aussi quelques chefs d’oeuvre plus anciens, un peu de Disney et de Tim Burton, des animés japonais rares comme Paprika… « La programmation s’adresse à tous les enfants, de 2 à 18 ans », insiste un autre administrateur, Pascal Fillol.

Projections et animations

Mais comme à leur habitude, les Montreurs ne se contentent pas de passer des bandes. Plus qu’une sélections de films, Premières toiles se veut un moment de rencontre interactif. Les animations seront nombreuses à commencer par la carte blanche laissée ce vendredi 20 octobre à Serge Elissalde, réalisateur de U et directeur de l’Ecole des métiers du cinéma d’animation (EMCA) d’Angoulême. Le public pourra également échanger avec l’équipe du studio toulousain TAT (à l’origine du film les As de la jungle), le spécialiste du cinéma d’animation japonais Alban Suarez ou encore le compositeur Pascal Le Pennec… Du beau monde ! Des ateliers d’ombres chinoises et création d’affiche, des expositions de matériels anciens, un spectacle vivant, des jeux, des buffets et des ciné-goûters émailleront également ce festival qui se veut ambitieux dès sa première. « On fait un travail important pour essayer de sortir un peu du cinéma commercial tout en cassant l’image un peu intello du cinéma d’art et d’essai », glisse le co-président des Montreurs Matthieu Léonard. Avec des chiffres de fréquentation records année après année au Studio Ferry, le pari a déjà été réussi avec les grands. Reste à convaincre les petits pendant cette trêve automnale et, pourquoi pas, susciter des vocations chez les cinéphiles en herbe.   

Dimitri Laleuf

Toutes les séances à 3,50€ Programmation complète et infos sur le site : www.lesmontreursdimages.com

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