Quelle fin de saison pour Jeannot Crenca ?


La présence de son nom dans le « XV du siècle », sorte de panthéon du SUA affiché dans les coursives d’Armandie, ne garantit pas un poste. Le président Alain Tingaud ainsi que les autres dirigeants du club en ont fait la démonstration en décidant de ne pas reconduire Jean-Jacques Crenca pour diriger le pack lot-et-garonnais. Avec une fin de saison sans enjeu et un nouvel « entraîneur principal en charge des avants » à venir en la personne de Mauricio Reggiardo, les derniers matchs de « Jeannot » sur le banc agenais ne sont pas simples à gérer. Alors que le Sporting peut d’ores et déjà préparer la suite avec un groupe dont la grande majorité des joueurs a resigné, Jean-Jacques Crenca ne peut pas donner de nouvelles orientations. « Je m’investis forcément un peu moins dans les décisions. Je ne décide pas qui doit jouer ou pas et c’est probablement normal. Je peux comprendre qu’on me demande moins mon avis », explique-t-il. Jeannot ne veut pourtant surtout pas tomber dans le piège de dénigrer l’équipe en place. Cracher dans la soupe, c’est pas sa tasse de thé. L’ancien pilier international (39 sélections) préfère dresser le constat de ce qu’est le rugby aujourd’hui : « Les décisions me prouvent que tout ça est bien du sport professionnel. Il ne faut pas se rendre malade. Je ne partage pas certaines décisions mais je les accepte ».

« Besoin de me détacher »
Quid de ses relations avec Mathieu Blin ? « Il n’y a pas de tension particulière mais on a moins de rapports. Cela vient aussi de moi. J’ai besoin de me détacher petit à petit de tout ça », reconnaît Jean-Jacques Crenca. Toutefois, cette légende du club arrivée en 1993 compte bien finir le job : « J’ai toujours répété, même avant cette annonce, que je ferai mon travail jusqu’au bout. J’ai une conquête à faire travailler. De ce que j’entends, elle n’est certes pas extraordinaire mais elle est dans les clous de ce qu’on peut attendre à ce niveau. Et on va continuer. Mon plaisir sera de voir les garçons performants dans ce domaine et de tenter des choses, quitte à commettre quelques erreurs ».
Quant à son avenir, il ne s’en cache pas : « Je veux entraîner, j’aime ça. Je ne veux pas prendre d’année sabbatique. J’ai demandé à des agents de chercher mais il y a visiblement du monde sur le marché. C’est un peu compliqué. Mais les enfants sont grands alors je ne suis pas fermé à me déplacer, même à l’étranger ».

Dimitri Laleuf

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés