Racing Métro 92 – SUA LG// Samedi 5 mars à 18h30 – Le SUA remis de sa dépression ?


Syndrome maniaco-dépressif : alternance pathologique de périodes de dépression et d’excitation. Bipolaire, le SUA ? Il faut croire que oui. Il y a une semaine à peine, l’implacable statistique de treize défaites consécutives, dont sept en Top 14, faisait baisser la tête aux Bleu et Blanc, bons derniers de ce championnat si exigeant. Au bout de 15 minutes contre La Rochelle, Armandie se préparait déjà accueillir du Bourgouin, du Narbonne ou du Montauban la saison prochaine.
Et la fameuse excitation est revenue. Le carton jaune adressé à Leandro Cedaro a agi comme une dose de lithium et les hommes de Mathieu Blin sont repartis comme en 40. Quelques signes de rechute en seconde mi-temps, histoire de jouer un peu avec les nerfs de tout le monde, avant de savourer un deuxième essai de Tilsley pour le moins libérateur. « C’est un énorme ouf de soulagement », concède le troisième-ligne Rémy Vaquin. Pour voir Agen prendre quatre points d’un coup, il faut remonter jusqu’à Halloween et une dernière moisson de bonbons contre le Stade Français. Autant dire une éternité. Les zygomatiques se sont désormais détendus, permettant aux sourires de revenir. Et si le SUA y arrivait ? La Section paloise n’a plus que neuf unités d’avance, ce qui est loin d’être insurmontable en onze journées. « On reste dans le bras de fer », assure Mathieu Blin qui dira n’avoir jamais baissé les siens. Son groupe se sent quand même « plus léger » et « ragaillardi ».

« En emmerder plus d’un »

Encore quelques exploits de la sorte et l’euphorie ne sera pas loin. Au Racing demain soir ? Les pronostics ne plaident pas vraiment la cause lot-et-garonnaise : « Ils sont donnés vainqueurs à 25 contre 1 », annonce l’ancien de la maison Rémy Vaquin. « On va les prendre dans la gueule au plus mauvais moment », renchérit le manager général. Et pourtant. L’attitude n’est pas tout à fait la même qu’au moment de recevoir Clermont ou d’aller à Toulon. Le succès précédent offre un sursis aux Agenais qui ne sont pas, ou plus, condamnés à gagner ce samedi. Un petit point de bonus arraché au nez et à la barbe de Dan Carter leur suffirait largement avant d’autres rencontres plus accessibles. Avec moins de pression comptable sur les épaules, le Sporting va pouvoir « se concentrer sur la manière et attendre un éventuel coup de pouce du destin, du genre de ceux qu’on n’a pas eu jusqu’à présent », comme le précise Rémy Vaquin. Forts d’un enthousiasme collectif retrouvé, d’une meilleure constance dans l’effort, d’un pack conquérant et d’une traction arrière de plus en plus complémentaire, ces garçons peuvent, à l’image de ce qu’a souligné le capitaine Lionel Mazars à nos confrères de Canal Plus, « en emmerder plus d’un ». Reste à savoir si l’annonce du départ de Jean-Jacques Crenca ne va pas les faire replonger.

Dimitri Laleuf

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés