Rockeurs, à vos souvenirs !


C’est une idée qui a d’abord tracé son chemin entre les bières d’après concert. Quand le son est coupé, que les larsens résonnent encore et que oui, décidemment, « il faudra s’en souvenir de cette soirée-là », avant de rentrer chez soi, le ticket du show en poche. Mais bientôt, les souvenirs qui font chaud au coeur de n’importe quel rockeur se retrouveront sur papier glacé pour la postérité. Chapeauté par l’association Garonne Calling, le projet de livre « Agen, ville rock » est sur les rails. Et promet d’« archiver » une partie de cette rock culture qui a fait siffler les esgourdes en terre agenaise.

Les souvenirs de chacun 

« C’est une idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps, avoue Quentin Tournié, fondateur et président de Garonne Calling. Et puis un soir avec Florent du Florida on parlait de Roger Petit et du Festival de la Prairie en se disant que personne n’allait se souvenir de lui, de ce qu’il a fait pour la musique dans notre ville. Alors j’ai lancé l’idée d’un livre qui mettrait à l’honneur ces personnalités. » L’historique figure du plus ancien festival gratuit de musique sera en bonne place parmi les pontes de la partition binaire lot-et-garonnaise. Une galerie de portraits que compléteront flyers, tickets de concert, photos, souvenirs…
L’ouvrage n’en est pour le moment qu’au stade de la genèse et Quentin Tournié compte bien sur les Lot-et-Garonnais pour enrichir l’anthologie. « Comme un peu ce qui s’est fait à Fumel avec l’exposition Punk sur la ville où les gens pouvaient amener des souvenirs. A Agen de montrer qu’elle a été rock. »

« Rock is not dead »

« A été » ? L’utilisation du passé n’est pas anodine. Agen était une capitale, au moins régionale, du rock. Comme l’a été Bordeaux, mais en version plus bourgeoise. Notre département a ainsi fourni plusieurs groupes rocks et punks qui ont, entre les années 80 et 2000, fait se hérisser la crête de nombreux amateurs. Les Ablettes, Overdose TV ou encore Kochise ont baladé leurs six cordes et leurs convictions anarchistes  sur plusieurs scènes d’Europe. « Noir Désir a joué dans un petit bar de Jasmin, se rappelle Quentin, on veut mettre aussi à l’honneur les lieux qui ont fait vivre cette musique, même s’ils n’ont exsité qu’un mois. » Et que les jeunes d’ajourd’hui se disent « c’était sympa à l’époque, pourvu que ça le redevienne ». Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Gauvain Peleau-Barreyre

Pour participer au projet Agen, ville rock, vous pouvez envoyer anecdotes, témoignages, documents à l’adresse de l’association Garonne Calling, garonnecalling@gmail.com

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