Roxane Dasté : « L’ASPTT est un véritable réseau social »


L’Hebdo : Comment expliquer cet entrain général pour la course à pied ?
Roxane Dasté : Il y a peut-être un effet de mode mais pour un adulte actif, courir, c’est la liberté, à n’importe quel moment. Le matin avant d’aller travailler, entre midi et deux, ou le soir… Il suffit juste d’une paire de baskets…

L’Hebdo : Qu’est-ce qui vous a convaincu de pratiquer cette discipline ?
R. D. : Je fais de l’athlé depuis 1998 et les Championnats d’Europe à Budapest avec le record d’Europe de Christine Arron sur 100 mètres (10,73s, ndlr). J’avais 12 ans à l’époque. Je me suis mise au sprint avant de passer sur les courses de fond, 10 km, semi-marathon, trails. Faire de la piste est trop contraignant pour la vie familiale. La course sur route est plus simple à gérer. Mais la piste reste une très bonne école. On y apprend le placement du corps pour mieux se structurer et éviter les blessures. Je continue à m’entraîner régulièrement sur piste.

L’Hebdo : Beaucoup de gens courent de leur côté sans être licenciés nulle part. Quel est l’intérêt de faire partie d’un club ?
R. D. : C’est un sport où il faut se faire mal. D’où l’intérêt de le pratiquer en groupe même si la dimension individuelle prédomine. À plusieurs, on peut se motiver et ça rend l’effort plus agréable. Surtout quand il commence à faire plus froid. On voit d’ailleurs beaucoup de couples à l’ASPTT.

L’Hebdo : Justement, pourquoi l’ASPTT et pas un autre ?
R. D. : C’est un vrai réseau social. Quand on est arrivés sur Agen avec mon compagnon, on ne connaissait personne. Et j’ai vu que dans ce club, on privilégiait avant tout la convivialité. C’est un groupe d’adultes et tous les niveaux sont représentés. A l’entraînement on voit des champions comme Pascal Massou et des débutants. Tout le monde s’échauffe ensemble, partage les conseils. L’ambiance y est vraiment bonne. On fête chaque podium ou chaque record. Dans les courses pas très glamour comme les cross, on est souvent les seuls à faire des apéro gustatifs à l’arrivée. D’autant qu’on a une championne de France de cuisine à la plancha dans nos rangs… (rires) Courir devient presque un alibi pour ces moments-là.

L’Hebdo : Le club a d’ailleurs rencontré un certain succès grâce à cet état d’esprit.
R. D. : On est effectivement passés de 25 adhérents en 2013 à plus de 80 cette année. Il y a un véritable engouement. L’objectif sera de conserver l’ambiance familiale avec tout ce monde. On a dû recruter une nouvelle coach, Christelle Depretz, pour accompagner notre « dinosaure » Yves Monge. Elle s’occupe plus des niveaux débutants et intermédiaires et lui conserve la partie compétition. Mais cela reste un engagement lourd car nous sommes tous bénévoles.

Propos recueillis par Dimitri Laleuf

Parcours // Le premier kilomètre passé au crible

Jean-Baptiste Chipy, l’organisateur de TACAN, dévoile cette semaine dans l’Hebdo la première partie du parcours.
« Cap sur Jasmin depuis le départ place Wilson. Le boulevard de la République offrira un cadre superbe et constituera une excellente rampe de lancement pour ceux qui jouent la gagne ou un chrono. En légère descente le départ s’annonce très rapide. Après 400 mètres, premier virage sur les pavés pour rentrer dans la rue Garonne. La chaussée rétrécie obligera le peloton à rester bien placé et empêchera ceux qui auront raté leur départ de doubler à cet endroit. Puis le parcours empruntera la rue Molière pour ensuite passer devant l’Hôtel de Ville par le passage entre le théâtre et le musée. On ne saurait trop recommander de lever les yeux à cet endroit pour admirer ce site historique. Beauté du décor mais aussi bandas au programme. Certainement l’un des passages les plus excitants de l’épreuve.
Le parcours se poursuit par la rue Voltaire. L’allure devrait chuter un peu avec un léger faux plat, avant la redescente vers la Place des Laitiers par le boulevard de la République cette fois-ci dans l’autre sens. Les nombreux spectateurs auront l’occasion de mettre une ambiance digne d’un passage du Tour de France et assurément un très bon spot pour les photographes. Les Cornières en travaux, c’est par la rue Jacquard que les coureurs continueront leur périple jusqu’à la Place Barbes avant de tourner sur la droite vers la Cathédrale et la rue Molinier.
Déjà un kilomètre pour les coureurs. Et quel kilomètre… Les favoris chercheront à éviter les pièges du départ en se positionnant rapidement aux avant-postes avec une allure proche des 20 km/h. Les autres devront trouver leur rythme. Un conseil donc, bien regarder son chrono et ne passe laisser griser par la foule au départ. »

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés