Sainte-Livrade // Cèdres centenaires, l’épilogue


Cela aurait été peine perdue… Ce vendredi aux alentours de 18h30, les cèdres centenaires ont donc été tronçonnés par des salariés de l’entreprise Dus, malgré la mobilisation des associations environnementales et de certains enseignants du lycée agricole de Sainte-Livrade. Horizon vert a donc suspendu la pétition pour sauver les arbres de 150 ans d’âge mais ne compte pas pour autant lâcher l’affaire. « Nous pensions pourtant avoir réussi à suspendre l’abattage au moins jusqu’à ce mardi, jour où nous devions avoir une réunion de concertation à la mairie de Sainte-Livrade avec le maire et la région » raconte Marc Sève, président de l’association Horizon vert.
Mais alors que la réunion improvisée, en ce vendredi 10 octobre, se terminait, les défenseurs des cèdres ont constaté à leur sortie qu’un des deux arbres avait déjà été abattu : « Il semble que les ouvriers en aient pris l’initiative sans que leur patron, présent à la réunion, ne leur en ait donné l’ordre. Bernard Péré, conseiller régional, a eu beau leur dire de ne pas s’exécuter, ils n’ont rien voulu savoir ».

Toujours à l’affût

Le mal étant fait, les défenseurs des cèdres auraient pu baisser les bras. Mais ils ont tenu à maintenir les rendez-vous prévus cette semaine, avec notamment la Région : « Nous voulons nous assurer désormais, que les deux cèdres qui restent, eux, seront protégés, car ils sont aux abords du chantier, même si sur le coup nous avions envie de tout annuler ».
Marc Sève a ainsi reçu l’assurance de la Région que les arbres restants ne seront pas touchés et même classés, ainsi que la confirmation de la création d’un arboretum autour du bâtiment nouveau : « Il sera fait en collaboration entre les élèves et les professeurs et sera planté dès novembre 2015 » ajoute Marc Sève. Le bâtiment devrait être, lui, inauguré fin décembre ou début janvier 2016.
Mais les défenseurs des cèdres n’en sont pas restés là : « Nous avons également insisté sur le fait que l’information autour de cette affaire a été très mal menée que nous souhaitions que cela ne se reproduise plus ».

Annabel Perrin

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