Sainte-Livrade // Le neuvième art va buller pendant trois jours


Sainte-Livrade se plairait-elle à copier Angoulême ? La municipalité s’est, en tous les cas, donnée les moyens d’organiser le premier festival de la bande-dessinée sur son territoire. Durant trois jours, la ville va vibrer de bulles et de coups de crayons pour un événement qui mobilise toutes les forces vives culturelles livradaises.
Ainsi, le cinéma l’Utopie mais également la société Aelement Works ont été sollicités.

Une vingtaine d’auteurs
Aux côtés des nombreux dessinateurs présents et venus pour des dédicaces et des rencontres, projections de films, exposition et ateliers avec les enfants livradais sont aussi programmés.
Une vingtaine d’auteurs ont été invités. Parmi eux, on note un hôte de prestige, David Cenou, agenais d’adoption, et auteur d’un ouvrage qui a fait date dans le milieu du neuvième art : « Mirador tête de mort ».
En effet, l’homme de 40 ans a fait mouche en contant à coups de dessins, son passé de skinhead, un témoignage peu commun dans la littérature française. Un album coup de poing paru en 2013.
A ses côtés, on note également les noms de Ström, H Tonton ou Julien Maffre entre autres, qui vont mener des ateliers auprès des scolaires.

A l’affiche sur grand écran
Mais le festival fait également entrer l’image animée dans sa programmation avec le concours de l’Utopie et la projection de cinq films « Astérix et le domaine des dieux », « L’enquête », « Les chevaliers du zodiaque » et « Kingsman ». Et surtout « Birdman », film aux quatre oscars, sera projeté en ouverture de festival.

Un peu d’histoire
Une exposition retracera l’histoire de la bande-dessinée à la salle des variétés, une exposition réalisée par Patrick Gaumer, spécialiste de la BD. Il ne  relate pas de manière linéaire l’histoire du 9ème art, de «  la littérature en estampes » de Töpffer aux auteurs de la nouvelle génération. Sa chronologie  met en perspective deux points essentiels.
Le premier point souligne l’importance de la presse spécialisée. Pendant longtemps, les revues ont permis l’expression de nombreux talents. Dans les années 60 de nouveaux journaux, comme « Pilote » par exemple, ont fait basculer la bande dessinée dans le monde des adultes. Actuellement cette presse est en difficulté.
Le second point aborde la dimension internationale et multiforme de la bande dessinée. Des comics américains aux mangas japonais, le lecteur français peut lire autre chose que de la bande dessinée franco-belge. Des albums accompagnent l’exposition.
En parallèle du festival, un concours de dessin est organisé en direction des enfants et du grand public.

Annabel Perrin

Du 27 au 29 mars au coeur de la ville de Sainte-Livrade

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