Avec SB.SR, Philippe Ginestet fait un premier pas dans le numérique


SBSR et GPG… Derrière ces acronymes de sociétés se cachent des noms d’entrepreneurs qui ont en commun d’avoir démarré petit pour devenir grand. Et c’est justement cette dimension humaine qui a fait naître une union entre ces deux entités. « J’ai d’abord été convaincu par les hommes », confirme Philippe Ginestet. Au début du mois de mai, le président du groupe éponyme et fondateur de l’enseigne Gifi est devenu associé de Stéphane Bourgeais et David Causse, respectivement président et directeur général de l’entreprise d’informatique SBSR située en Agenais. Une relation qui ne date pas d’hier. « Il y a déjà plusieurs années, on a commencé à travailler avec Gifi, on a développé beaucoup de prestations en interne chez eux : les imprimantes, les ordinateurs… En 2016, notre groupe est arrivé à une taille assez importante, et on s’est demandé qui pourrait nous aider à franchir une nouvelle étape. Tout naturellement, on a vu en Philippe Ginestet l’homme de la situation et il a accepté de nous recevoir », raconte Stéphane Bourgeais qui a initié l’aventure SBSR en 2011. Après un an et demi de discussions, les deux parties ont conclu l’affaire. « J’ai pu découvrir des équipes très dynamiques et des dirigeants qui ont tout de suite joué la transparence. Ils ont affiché leurs idées, leurs ambitions et je suis ravi de pouvoir les aider à se développer. Ils avaient également pour eux d’être Lot-et-Garonnais », détaille Philippe Ginestet. Pour le milliardaire villeneuvois, c’est un premier pas dans le monde du numérique après ses succès dans le commerce d’équipement. « Cette initiative vient en complément de plusieurs prises de participation dans différentes structures. Ce qui est nouveau m’intéresse. Je suis toujours animé par l’envie d’apprendre », ajoute l’homme d’affaires décidément hyperactif depuis deux ans (voir ci-dessous). Les Estillacais, quant à eux, se voient rejoints par un partenaire de choix, fin stratège économique, et son important soutien pécuniaire. « Il y a bien sûr l’aspect financier, nécessaire si l’on veut avoir les reins assez solides pour passer des caps de croissance. Mais nous voyons aussi pour Philippe Ginestet un rôle humain, qu’il nous accompagne et nous conseille sur la stratégie globale. Réciproquement, nous serons là pour assurer les besoins grandissants du groupe GPG en solutions informatiques et digitales », souligne le président de SBSR.

Positif pour le territoire

Un deal gagnant-gagnant. On pourrait même ajouter un troisième bénéficiaire : le Lot-et-Garonne. En effet, à travers cette union, le territoire verra l’un de ses jeunes fleurons suivre la route tracée par le vaisseau amiral de l’économie départementale. Les nouvelles perspectives affichées par les Agenais sont impressionnantes. En l’espace de cinq ans, SBSR prévoit de faire passer son chiffre d’affaires de 16 à 50 millions d’euros et d’atteindre les 250 salariés (contre une centaine aujourd’hui). Le siège estillacais flambant neuf sera agrémenté d’ici trois ans de trois nouveaux bâtiments : un data-center supplémentaire, des bureaux et des espaces de stockage… « Il y en aura pour plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements, prévient Stéphane Bourgeais. Au moins deux ! » Avec toutes les retombées positives que cela implique, sur la réalisation des chantiers dans un premier temps puis sur l’émulation de l’univers numérique local. « On travaille en étroit partenariat avec l’école In’Tech Sud-Ouest, la CCI, Etic 47. On s’efforce de faire travailler les petites structures informatiques, dont on a, au passage, vraiment besoin. Certaines seront d’ailleurs invitées à nous rejoindre », poursuit Stéphane Bourgeais. Un seul mot d’ordre : synergies. A terme, les protagonistes de cette opération espèrent faire émerger le Lot-et-Garonne comme une terre d’excellence dans le domaine du digital, au même titre que les industries agroalimentaire et pharmaceutique.

Dimitri Laleuf

 

Besson, la nouvelle cible de Philippe Ginestet

Après Trafic en 2016, Tati en 2017, SBSR en 2018 ainsi que la validation d’un gros projet d’extension pour le Stelsia à Saint-Sylvestre, Philippe Ginestet maintient un rythme effréné. Sa nouvelle cible : l’enseigne de chaussures Besson. « Ce n’est pas encore acté mais il y a de fortes chances que ça se réalise », précise-t-il. L’acquisition pourrait être officialisée d’ici la fin du mois de juillet. En reprenant Besson au groupe Vivarte, l’homme d’affaires villeneuvois rajouterait à son portefeuille la bagatelle de 133 magasins et emploierait par conséquent un millier de personnes supplémentaires. « Besson est numéro 1 sur son segment de marché. Il y a une superbe équipe en place, l’entreprise est très bien gérée. Nous allons essayer de mettre à profit notre savoir-faire pour faire mieux connaître les forces de cette enseigne et ouvrir une cinquantaine de points de vente supplémentaires, ce qui n’était pas la priorité de Vivarte », explique Philippe Ginestet. D’ici la fin de l’année, le groupe GPG devrait ainsi compter 860 magasins pour environ 9200 collaborateurs.

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés