Sécurité // La garde de nuit veille sur la ville


L’été arrive. Et avec cette saison propice aux sorties sur la voie publique, son cortège de dérapages plus ou moins maîtrisés des noctambules. Alors pour que les nuits agenaises soient aussi belles que les jours, la municipalité a décidé de mettre sur pied une « brigade de nuit ». Son rôle sera de garantir la tranquillité publique et d’intervenir dans le cadre de ses pouvoirs de police.

Deux chiens en renfort

Composée de quatre policiers municipaux, la brigade de nuit tournera du jeudi soir 21 heures au dimanche matin 7 heures. Elle compte en son sein deux maîtres-chiens ainsi que deux auxiliaires canins. Une première sur le secteur, l’arme cynophile venant compléter l’arsenal dont dispose la ville. Promesse de la dernière campagne municipale, la réorganisation des services de tranquillité publique trouve ici une concrétisation. « Nous avions aussi promis d’augmenter l’effectif de la police municipale, a rappelé le maire Jean Dionis, je suis donc heureux de voir l’un de nos engagements remplis. »
La police municipale compte donc deux brigadiers supplémentaires. Les deux autres qui complétent le dispositif sont des mutations.

Certains quartiers ciblés 

« Un redéploiement nécesssaire », selon Thomas Zamboni, conseiller municipal délégué au Domaine public. Et ce, pour cibler les quartiers marqués par « une recrudescence d’incivilités ». Agen serait donc victime de son statut de ville centre d’une agglomération de quelque 100 000 habitants, concentrant également de potentiels fauteurs de trouble. Ces lieux sont identifiés par les responsables : le péristyle du Gravier, la place Jasmin, le quartier des îles, les Cornières ou le Pin sont des « objectifs prioritaires ».

Police nationale en renfort

Jeunes fêtards alcoolisés, tapages nocturnes à la sortie des restaurants, infractions à la réglementatation des établissements recevant du public : le domaine d’intervention des forces de police municipale est large. Mais ils pourront compter également sur la police nationale. Le commissaire Christophe Dewas appuie ainsi cette brigade de nuit comme une « force complémentaire à nos moyens ».
Active depuis le 5 mars, la brigade de nuit a déjà réalisé 75 interventions et engagé neuf procédures pour non-respect d’un arrêté municipal.

Gauvain Peleau-Barreyre

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