Sécurité routière // ça va chauffer pour les chauffards


Vendredi soir, un grand excès de vitesse a été relevé à Foulayronnes quand un jeune conducteur de 19 ans poussait sa voiture 60 km/h au-dessus de la vitesse autorisée. Quelques heures plus tôt, une conférence de presse commune de la police, gendarmerie, du préfet et du procureur de la République rappelait le bilan catastrophique de la sécurité routière en Lot-et-Garonne. La collision de ces deux événements n’est pas anodine : les conducteurs du département sont dans le viseur des forces de l’ordre. Avec un mot d’ordre, halte au massacre et une tactique pour y mettre fin : une sévérité sans faille.

« Criminels potentiels »

Déjà dans le discours. Qualifiés de « criminels potentiels », de « suicidaires » ou d’« inconscients », les chauffards ont une cible accrochée à leur pare-choc, histoire d’être appréhendés avant de commettre l’irréparable.
Car depuis le début de l’année, la mortalité sur les routes du département s’établit à 12 personnes, contre 5 en 2014. Ainsi la rudesse des mots des officiels s’est doublée, ces dernières semaines, d’une mobilisation sur le terrain qui a donné lieu à des centaines de contrôles et autant d’infractions relevées. Résultats : 18 permis retenus ou suspendus et 33 immobilisations de véhicules. Un bilan qui valide la thèse d’une « dégradation des comportements routiers » évoquée par le procureur Pascal Prache.

Vigilance sur les ponts de mai

Les raisons sont aussi multiples qu’il y a de modèles de voitures. Relâchement de la vigilance, « je-m’en-foutisme »… Si l’arsenal sémantique est puissant, les forces de l’ordre alliée à la justice veulent déployer une répression à la hauteur de l’enjeu : rentrer en vie chez soi. Suspension de permis, confiscation du véhicule et la prison ferme, en passant par la requalification d’une infraction en délit (et de la peine de prison qui lui est assorti), les réponses de l’appareil répressif sont là et nos représentants lot-et-garonnais sont déterminés à en user.
Et si cela peut passer par des frappes chirurgicales, soit aller au coeur du problème, c’est encore mieux. Ce sont bien les grands excès de vitesse, supérieurs de 50 km/h à la vitesse autorisée, qui sont dans le collimateur, avec déjà 45 procédures jugées en 2014, un chiffre qui risque de grossir en 2015.
« Je mets solennellement en garde les chauffards, prévient le préfet Denis Conus, nous n’allons pas relâcher nos efforts mais les intensifier. » Et l’arrivée du joli mois de mai ne signe pas une relâche de la mobilisation… Bien au contraire. Les forces de l’ordre seront sur les ponts.

Gauvain Peleau-Barreyre

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