Soixante migrants attendus mi-octobre


Après l’élan de compassion, les rumeurs d’arrivées et les levées de boucliers, la préfecture a officiellement communiqué sur l’accueil qui sera réservé aux migrants dans le département. Alors qu’une quarantaine est déjà présente, prise en charge par les centres spécialisés, ce sont « soixante » résidents de la « jungle » de Calais qui sont attendus. Le point sur ce que l’on sait.

1 – Qui doit arriver ?
Des hommes, en majorité, dont le statut peut varier. Migrants à leur arrivée, ils peuvent demander le statut de réfugiés, ce qui serait le cas de « 70% d’entre eux, la plupart demandent asile à la France » estime le préfet Patricia Willaert. Cette distinction administrative et juridique ouvre des droits différents et permet aux personnes qui demanderaient cette reconnaissance de pouvoir entamer des démarches sur le sol français.

2 – Quand doivent-ils arriver ?
« La date butoir est située aux alentours de mi-octobre », a déclaré le préfet. Ce timing est lui aussi suspendu au démantèlement du camp sauvage, surnommé la « jungle de Calais », décidé par les pouvoirs publics.

3 – D’où viennent-ils ?
Des théâtres de guerre(s) qui secouent le Proche ou Moyen-Orient (Syrie, Irak…) voire l’Afrique (Soudan ou Egypte). Les quarante migrants déjà sur place dans le département sont en majorité issus de ces pays-là. La provenance géographique des « Calaisiens » est, peu ou prou, la même.

4 – Comment les accueillir ?
L’accueil ne peut se faire n’importe où, plusieurs facteurs entrent en compte. Le premier, et le plus évident, est d’organiser leur venue dans les meilleures conditions tant la « situation humanitaire est déplorable » à Calais, selon le préfet qui ajoute qu’ils ne pourront être accueillis « au même endroit. Un potentiel de soixante places sera déployé dans des logements diffus ». L’Etat, l’Agence régional de santé, les élus locaux et les associations spécialisées sont ensuite sollicités pour valider, ou pas, les lieux d’accueil. L’ancien hôpital de Mombran, un temps envisagé, a été recalé à cause la vétusté des locaux et un « coût journée » trop élevé.

5 – Où les accueillir ?
C’est la question qui semble la plus sensible. Si les élans de solidarité ont afflué au gré des actualités, ils ont aussi reflué quand il a fallu passer à la pratique. « Certaines communes ne veulent loger que des familles, or il y a beaucoup d’hommes célibataires », indique la préfecture. Les critères recherchés sont la proximité des centres urbains (afin de faciliter les démarches et l’accès aux services). L’Agenais, le Villeneuvois, le Marmandais et le Néracais sont ainsi sondés.

Gauvain Peleau-Barreyre

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