Spécial attentats #1 // Une semaine entre crise et mobilisation


Vendredi 13 novembre

Paris : Allocution télévisée du Président de la République, état d’urgence décrété

Lot-et-Garonne : Le préfet est tenu régulièrement informé de la situation par des messages, adressés par le ministère de l’intérieur, sur le réseau sécurisé de la préfecture

Samedi 14 novembre matin

Paris : Deuil national et réunion du Congrès décidés

Lot-et-Garonne : L’état-major restreint de sécurité est réuni (préfet, procureur, sous-préfets, forces de l’ordre, délégués du 48e RT). Visio-conférence avec le préfet de la zone de défense Sud

Samedi 14 novembre après-midi

Paris : Conférence du procureur de la République de Paris.

Lot-et-Garonne :  Circulaire du préfet à tous les maires du département. Réunion en mairie d’Agen (maire, directeur du cabinet, premier adjoint et adjoint aux Sports) pour préparer la ville au deuil national et faire le point sur les maintiens des manifestations sportives et culturelles.
Premiers éléments sur l’état d’urgence et ses effets dans le département.

Dimanche 15 novembre

Paris : Une quinzaine de personnes est arrêtée entre la France et la Belgique. Les perquisitions administratives sont menées (les premières en Lot-et-Garonne, au nombre de deux, se feront jeudi)

Lot-et-Garonne :  Le préfet reste informé de la situation par le ministère de l’intérieur. Seconde visio-conférence avec les préfets de la zone de défense. Le préfet réunit l’ensemble des forces de l’ordre

Lundi 16 novembre

Paris : Le Congrès est réuni à Versailles et prolonge à trois mois l’état d’urgence.

Lot-et-Garonne : Le préfet réunit l’ensemble de ses collaborateurs de la préfecture qui auront, selon leurs attributions, à gérer la crise sur la durée.

Mardi 17 novembre

Paris : Tous les préfets sont convoqués à Paris

Que change l’état d’urgence pour les Lot-et-Garonnais ?

C’est une législation d’exception qui prévoit de nombreuses dispositions destinées à « assurer le maintien de l’ordre public et prévenir de nouveaux attentats terroristes sur le territoire ». En Lot-et-Garonne, comme dans les autres département, l’état d’urgence est « un peu moins fort qu’en Île de France » a déclaré le préfet Denis Conus. Il n’y aura, par exemple, pas de forces de l’ordre supplémentaires « mais les missions des gendarmes et des policiers sont axées sur cette mission prioritaire, avec des horaires élargis ». La présence des uniformes est ainsi renforcée devant les lieux sensibles du département. Les spectacles (théâtre, cinéma) ne sont pas interdits. Aux organisateurs de prendre leurs précautions, de raccourcir les files d’attente, de procéder aux fouilles des sacs… Les rencontres sportives ne sont pas interdites non plus, le choix de leur maintien ou pas est laissé aux organisateurs. Pour rappel le pays est, depuis les attentats de janvier, placé en plan vigipirate renforcé. Les municipalités, comme Agen par exemple, dressent un inventaire des mesures qui sont respectées et d’autres qui sont à renforcer. « Il faut s’attendre à une stricte et scrupuleuse application du plan vigipirate », répète-t-on à la mairie. Complété par le préfet qui appelle chacun à la vigilance : « Il faut ouvrir les yeux ».

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