Stade Aurillacois 19 – 16 SUA LG // Comme un air de déjà vu…


De la frustration naît le désir paraît-il… A n’en pas douter, le Sporting a fait une fois de plus le plein en la matière à l’issue de son déplacement hier soir à Aurillac en s’inclinant sur le fil 19 à 16. Comme face à Oyonnax et Colomiers un peu plus tôt dans la saison, deux concurrents directs dans la course au titre, Agen a laissé filer dans le Cantal hier soir l’occasion de s’imposer chez un des cadors de cette Pro D2.
Et pourtant il y avait bien la place  pour mettre fin à l’incroyable série aurillacoise à domicile de trente-quatre matches, et donc désormais trente-cinq, sans défaite. Soit deux ans et deux mois d’invincibilité à Jean-Alric… Revenu à trois points d’Aurillac à sept minutes de la fin, on pensait les Agenais en mesure de l’emporter. Hélas, mille fois hélas, il n’en fut rien. Et pourtant tout avait bien commencé.
Est-ce le froid glacial qui enveloppait Jean-Alric qui donnait l’envie aux trente acteurs de se réchauffer rapidement ? Toujours est-il que l’entame donnait lieu à une orgie de jeu, les deux équipes se jetant à corps perdu dans un rugby de mouvement de belle facture.
A ce jeu de main, les Agenais se montraient les plus convaincants grâce notamment à un George Tisley épatant. Dominateurs au moins territorialement durant la première demi-heure, les hommes du trio Blin-Prosper-Reggiardo manquaient de réalisme, comme souvent hélas cette saison, et oubliaient en raison notamment d’une touche défaillante de convertir leur supériorité au planchot.
Pire, les Cantalous franchissaient les premiers la ligne d’en-but sur une interception salvatrice de leur troisième ligne centre Maninoa juste avant les citrons (36e, 10 à 6 en faveur d’Aurillac).

Toujours dans le coup 

Sonné par ce coup du sort, Agen avait bien du mal à retrouver la marche avant à l’entame du second acte. Symbole de ce coup d’arrêt, George Tilsley, flamboyant en première période, mais qui connaissait dix premières minutes délicates lors de ce second acte symbolisées par un en-avant de passe et un mauvais jeu au pied. Aurillac en profitait pour creuser un premier écart significatif grâce à deux pénalités de son artilleur en chef Antoine Renaud. (48e, 16 à 6 pour Aurillac).
On pensait alors les Agenais irrémédiablement décrochés. D’autant que le jeu si enlevé en première période basculait peu à peu dans l’à-peu-près. Les deux équipes, de plus en plus indisciplinées, multipliaient les fautes, notamment dans le jeu au sol.
Mais Agen dans ce rugby brouillon avait au moins un mérite, celui de rester accroché à une équipe aurillacoise qui peinait à tuer la rencontre. Pire pour ces derniers, le pack suaviste finissait par prendre définitivement le dessus notamment en mêlée fermée. Le Sporting se voyait logiquement récompensé d’un essai de pénalité à sept minutes du coup de sifflet final et revenait ainsi à trois petits points. Un retour, on le sait, hélas trop tardif… Vous avez dit frustrant ?

Cyril Récondo

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