Stéphane Prosper : « Je pense qu’on est en retard »


L’Hebdo : Comment s’est passée la préparation ?
Stéphane Prosper : On va dire qu’elle s’est passée…

L’Hebdo : Donc pas tout à fait comme vous l’espériez ?
S.P. : Si on tient compte des résultats des matchs amicaux, on pourrait penser que l’on est en retard. Et je pense qu’on l’est. En particulier sur notre circulation défensive. On ne va pas assez vite. Le problème est d’abord collectif et mène ensuite à des fautes individuelles. La défense est l’une des bases de ce jeu alors on met l’accent dessus mais on ne brûle pas les étapes en ne faisant que ça.

L’Hebdo : Y a-t-il tout de même des motifs de satisfaction ?
S.P. : Pour bien attaquer le championnat, il faut être fort en défense, dominateur en conquête, bon au pied et discipliné. Nous avons déjà évoqué l’état de la défense. Je trouve cependant que la mêlée et la touche sont satisfaisantes mais doivent encore s’affirmer. Au pied, Burton (Francis, ndlr) se rapproche de ce qu’on attend de lui. Quant à la discipline, on commet encore trop de fautes faciles et de petites scories offensivement. C’est assez normal à ce stade, ce n’est pas ce point qui nous inquiète.

L’Hebdo : Après une saison où les victoires se sont comptées sur les doigts d’une main, Agen n’a pas glané le moindre succès cet été. Est-ce que savoir gagner, ça se perd ?
S.P. : (il réfléchit) C’est une bonne question. Je pense que oui, quand les individualités ne respectent pas le cadre. Quand tu ne respectes pas le jeu, il ne te respecte pas. On l’a bien vu à Albi. On a le match en main et sur la dernière séquence, on joue pour jouer au lieu de jouer pour gagner. Ça se transforme en turnover positif pour eux. Savoir gagner, ça se construit.

L’Hebdo : On attend pourtant du SUA qu’il soit le favori de cette Pro D2.
S.P. : Nous ne sommes pas favoris. Oyonnax me semble par exemple mieux armé, et s’ils ont fini derrière nous en Top 14, c’est à cause d’un contexte très différent du nôtre. De plus, quand on perd le même été Jalil Narjissi, Marc Giraud, Luke Hamilton, Alexi Balès et Lionel Mazars, soit une bonne partie de notre colonne vertébrale dans le jeu et le vestiaire, c’est forcément une grosse perte.

L’Hebdo : N’y a-t-il pas des joueurs qui se sont imposés depuis ? On pourrait penser en premier lieu à Antoine Erbani.
S.P. : Antoine est le premier relais, légitime qui plus est. C’est un joueur confirmé, un Agenais imprégné de la culture du club. C’était le capitaine le plus logique pour prendre la suite de Lionel. D’autres commencent à trouver leur rôle. Après personne n’a réellement explosé. La bonne nouvelle, c’est qu’il faudra compter avec certains jeunes comme Florian Dufour ou Nathan Decron. Ils vont apporter de la concurrence à tous les postes, hormis peut-être le 13.   

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