Stratégie commerciale bancale


« L’intérêt d’une ville moyenne comme Agen est d’accompagner son développement commercial. Il est, à lui seul, un moteur d’économie locale, un lien social et un vecteur d’animations. Or, son évolution par l’économie numérique déstabilise le système existant. Loin de se substituer au commerce traditionnel, l’essor du e-commerce et des pratiques digitales fonctionne de manière complémentaire à l’achat en magasin physique. Le Drive, ce nouveau marché qui se multiplie, se montre dynamique et ouvert à la distribution spécialisée : magasins bio, produits locaux, magasins spécialisés, etc … L’imagination n’a pas de limite dans ce domaine. Aujourd’hui le commerçant local doit accentuer sa visibilité sur le Web ou fidéliser son client pour maintenir l’attractivité de son magasin auprès d’un consommateur de plus en plus connecté. Il doit plus que jamais établir le lien, maintenir le contact, posséder le sens du service, être l’ambassadeur de son produit ou de son article.

La commerce attitude

Le commerçant doit faire cet effort au risque de disparaître. De la même manière que l’avènement de la télévision n’a pas tué le cinéma (mais l’a transformé), le commerce traditionnel sous réserve de s’adapter ne va pas disparaître au profit du commerce connecté. Toutefois on peut penser que l’achat local sera d’autant maintenu que les conditions d’accueil seront professionnelles, chaleureuses et s’opposeront en qualité de relations humaines, à la livraison froide du colis. Le consommateur, de plus en plus connecté, modifie déjà ses habitudes d’achat et prône, de la recherche d’information à l’achat. Enfin ça, c’est la théorie car je vais vous conter une anecdote qui fustige cette commerce-attitude. Ma fille, accro d’Internet, est une adepte de l’achat en ligne. Elle passe régulièrement commande de lingerie et vêtements auprès d’une grande enseigne qui possède son propre magasin à Agen. Normalement ce dernier, à défaut de bénéficier de l’acte d’achat direct, devrait servir éventuellement de show-room.
A ce titre, la commande passée sur Internet devrait être livrée dans ce magasin ce qui obligerait d’une part un contact physique et d’autre part un possible autre achat, par l’exposition des articles. Eh, bien non. Le colis est directement livré à domicile. Alors, c’est à ne rien y comprendre. Outre que ce circuit court-circuite le magasin local, il lui enlève des clients sur sa zone de chalandise. Nos cœurs de ville sont à la merci des carences de stratégie commerciale de nos grandes enseignes.
Les aménagements publics, quels que soient leurs pertinences, sont un plus mais en aucun cas une panacée. Les intérêts croisés entre ville et commerçants interdisent toute passivité. L’imagination c’est maintenant !

 

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