SUA LG – Dax //Samedi 29 novembre à 18h30 : Au bord de la crise de nerf…


Dépité, abattu, larmoyant… Ceux qui ont croisé Mathieu Blin dans les travées d’Aguiléra samedi dernier ont pu constater dans quel état un simple match de rugby, certes professionnel, peut plonger un homme.
Au bord de la crise nerf, Mathieu Blin ? C’était vrai samedi, à n’en pas douter, désarçonné une nouvelle fois par le comportement de ses joueurs, il est vrai déroutant. Bons 40 minutes, insignifiants les 40 suivantes… A l’image de leur saison, les coéquipiers de « captain » Mazars ont fait montre d’une incroyable inconstance et surtout d’une incapacité à faire front dès que le bateau tangue. On ne parle là même pas de jeu, tant le Sporting est loin de celui pratiqué la saison dernière, mais bien de mental. La seconde mi-temps biarrote ressembla à un naufrage collectif illustré par une passivité défensive assez incroyable à ce niveau : « Je ne suis pas forcément d’accord avec vous » tempère Antoine Erbani, le flanker agenais. «  Cette défaite à Biarritz, c’est plutôt un enchaînement de circonstances de jeu malheureux qui nous font perdre le fil en tout juste dix minutes. Défensivement, les mecs se sont livrés. »

Aucun dommage irréversible

Fort heureusement, cette succession de désillusions n’a pour le moment causé aucun dommage irréversible. Car, il faut bien le reconnaître, cette PRO D2 est pour l’heure loin de tenir ses promesses. Le big four attendu (Pau, Perpignan, Agen et Biarritz) est bien en-dessous des espérances placées en lui en début d’exercice. Biarritz a dû attendre le second acte agenais pour livrer une bonne copie, Perpignan alterne le bon et le très moyen. Et Pau, pourtant solide leader, sans génie, est capable d’encaisser 50 points à Colomiers ! Et voilà donc comme un pâle Sporting se trouve « seulement » à cinq points du cinquième, l’USAP. Du coup, le Sporting, malgré sa dixième place actuelle, reste largement dans les clous. « Justement il faut arrêter de ne penser qu’aux points et qu’on soit plus sur un objectif de contenu pour le moment » avoue Jeannot Crenca qui en a vu d’autres. « C’est peut-être bateau ce que je vais dire mais ça colle parfaitement à la situation. Il faut faire le dos rond. Et petit à petit reprendre de la confiance. Je suis sûr que c’est ainsi qu’on va s’en sortir. »  Ah, au fait, samedi Agen reçoit Dax, la lanterne rouge, qui vient d’en prendre 50 à Massy, le promu ! L’occasion est belle de vite se remettre dans le sens de la marche. Et, cette fois-ci, si possible dans la durée. Sinon, au lieu d’arnica, c’est plutôt de l’Hexomyl qu’il faudra prescrire à Mathieu Blin et ses joueurs…

Cyril Recondo

Dans les vestiaires // Rup’s s’en va sur la pointe des pieds

Mais que s’est-il donc passé avec Rupeni Caucaunibuca ? C’est un peu la question qui alimentait hier matin les travées d’Armandie. Chez les supporters bien sûr, mais aussi chez les journalistes. Souriant et en forme la semaine dernière, à tel point que les spécialistes le voyaient inclure le groupe très rapidement, la star fidjienne a finalement décidé de prendre la poudre d’escampette : «  Nous avons été très surpris » nous aussi assure Mathieu Blin. « Mais Rup’s nous a fait savoir qu’il voulait quitter le club. On ne peut pas l’obliger à jouer. Peut-être a-t-il sous-estimé la difficulté de vivre loin de sa famille… » Restés au pays, son épouse et ses enfants devraient finalement voir revenir plus vite que prévu le chef de famille.

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