SUA LG – La Rochelle // 80 minutes pour s’inviter à la table d’honneur


Jamais deux sans trois ! Les supporters agenais n’avaient que ces mots-là à la bouche durant toute cette semaine. A écouter le peuple d’Armande, ce simple adage suffit donc à faire du Sporting, deux fois vainqueur du Stade rochelais cette saison, le favori logique de cette finale d’accession.
On aimerait croire que le scénario de celle-ci sera aussi simple que les paroles qui ricochent et raisonnent contre les différents zincs de la préfecture de Lot-et-Garonne.
Mais hélas la démonstration de force proposée par les Maritimes en demi-finale dimanche dernier face à une très solide équipe de Pau rend cette ultime rencontre plus que jamais indécise. Dans le sillage de leur épatant capitaine Uini Atonio, impressionnant de puissance en mêlée, de leur infaillible buteur Fabien Fortassin, meilleur réalisateur de cette Pro D2, et de leur star fidjienne dynamiteur de défense, Levani Botia, la suprématie agenaise constatée lors des deux face-à-face de cette saison régulière peut, pour certains, appartenir au passé.

Toute la ville en rêve
Et si finalement Agen était outsider de ce rendez-vous en terre girondine ? Au vu de l’historique de ces finales d’accession, ce serait presque… un avantage. Car celui-ci est ponctué de contre-pieds toujours plus grands les uns que les autres : on se souvient ainsi des exploits passés à ce stade de la compétition de Mont-de-Marsan, La Rochelle, Bègles-Bordeaux ou même Brive l’année dernière qui avaient tous créé la surprise dans ce match si particulier.
Voilà pour l’emballage du joli cadeau que ces deux équipes-là se sont offerts au terme d’un parcours où, après Lyon, ils auront fait honneur à leur statut de grosses écuries de cette Pro D2.
Dimanche, dans un stade de Chaban-Delmas où le Noir et Jaune devrait prendre le pas sur le Bleu et Blanc, comme ce fut d’ailleurs déjà le cas la semaine dernière où l’orange avait envahi les travées d’Armandie, l’opposition promet d’être belle entre deux équipes aux conceptions de jeu bien différentes. Le rugby d’affrontement direct prôné par l’ancien pilier Patrice Collazo viendra-t-il à bout du jeu plus complet proposé par des Agenais ? Amenée depuis quelques semaines par un pack ragaillardi, symbolisé par la montée en puissance de son pilier gauche Laurent Cabarry, une charnière Balès-Lagarde élégante et joueuse, et une ligne de trois-quarts où le duo Mazars-Ludik rayonne, cette équipe-là a les moyens de retrouver la lumière du Top 14 dès dimanche soir. Et ce serait là un véritable exploit, un an seulement après avoir quitté le gratin du rugby français. Après  Albi (2009) et Brive (2013), Agen réussira-t-il ce tour de force rarissime ? Toute la préfecture de Lot-et-Garonne en rêve…

C.R.

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