Sua supplément // Mission tout sauf impossible


En ce week-end de GPS (Grand Pruneau Show), le SUA LG va avoir de quoi tester son sens de l’orientation dans une compétition, le Top 14, où il risque, plus petit budget oblige, de naviguer à vue une bonne partie de la saison. Quoi de mieux en effet que la réception de l’ogre toulousain, dernier demi-finaliste du championnat, pour permettre au Sporting de savoir d’emblée s’il saura trouver son chemin dans un championnat où les raccourcis n’existent pas.

Ce derby toujours très attendu par les supporters des Bleu et Blanc promet d’être une belle fête. A condition bien sûr que le Sporting confirme ses bonnes dispositions entrevues à Grenoble en ouverture de ce Top 14. Et qu’il tienne la dragée haute à ce cher Stade toulousain. Car il ne faut pas s’y tromper, malgré l’absence de plusieurs de ses cadres (au total six internationaux), le Stade fait figure encore et toujours de favori. Sa première mi-temps face à Brive la semaine dernière en ouverture du championnat a prouvé qu’il était déjà prêt avec plusieurs joueurs déjà en grande forme. On pense à Maxime Médard, étincelant depuis quelques mois mais aussi à ses étrangers Flood et McAlister, brillants face aux Corréziens ! « Ils ont réussi une première mi-temps impressionnante », assurait hier Stéphane Prosper, l’entraîneur des trois-quarts agenais. « Cette équipe dégage une impression de puissance sans comparaison. » Oui Toulouse fait peur.

Le Sporting peut le faire

Mais Agen a prouvé à Grenoble qu’il avait des atouts à faire valoir, notamment offensivement. Sous l’impulsion d’un axe Giraud-Burton-Balès impeccable en attaque et d’un Julien Hériteau déjà au diapason du Top 14, le Sporting a montré beaucoup de belles velléités pour sa première sortie n’hésitant pas à écarter les ballons et à envoyer du jeu depuis ses propres vingt-deux mètres. Une manière de conserver le ballon qui pourrait gêner un Stade toulousain qui n’est jamais autant dans l’embarras que lorsqu’il en est lui-même privé : « Brive nous a d’ailleurs montré la voie en seconde période où ils ont su faire jeu égal en terme de possession avec Toulouse. Résultat, ils ont réussi à scorer ». Autre clef la défense, bien sûr, qui fut mise à mal à Grenoble. Avec six essais encaissés, le SUA LG a fait parfois preuve d’une naïveté coupable à ce niveau en raison, notamment, de prises d’initiatives individuelles… périlleuses. Dommage, vraiment dommage : « Effectivement cela nous coûte très cher » reconnaissait un peu amer Mathieu Blin, le manager général suaviste. « Vingt-quatre points au total pour être plus précis.
Le plus malheureux c’est que collectivement nous avons été plutôt bons défensivement avec notamment une très bonne redistribution. »
Agen est prévenu, pour battre Toulouse il faudra rester dans le cadre fixé par le staff, « il est suffisamment large » ajoute même Stéphane Prosper. A eux de trouver le bon équilibre entre un rugby tout à la fois emballant et pragmatique. Difficile n’est ce pas ? « Mais pas impossible » conclut Stéphane Prosper. Alors…

 Cyril Récondo

Agen-Toulouse en chiffres

2  comme le nombre de points ramenés par les promus lorsqu’ils accueillent Toulouse.

Lors des cinq dernières saisons, le bilan du Stade Toulousain en déplacement chez les promus est de cinq victoires, quatre défaites et un match nul contre Oyonnax en 2013-2014. Le SUA LG a ses chances mais le club haut-garonnais laisse peu de marge aux petits poucets du Top 14.

3 comme le nombre de défaites toulousaines à Armandie. Depuis 2002, Armandie a reçu sept fois la visite de l’ogre toulousain en match officiel. Agen est sorti quatre fois vainqueur du duel pour trois défaites. Le dernier affrontement date du 9 février 2013 et les Bleu et Blanc avaient dominé les hommes de Guy Novès (22-9) dans le sillage d’un énorme Alexi Balès.

5 comme le nombre de victoires en déplacements du Stade Toulousain la saison passée en Top 14 (pour 8 défaites)

6 comme le nombre d’internationaux sélectionnés pour le mondial. Les Français Thierry Dusautoir, Yoann Maestri, Louis Picamoles, Yoann Huget et Gaël Fickou ainsi que le Samoan Joe Tekori ne seront pas présents à Armandie ce samedi, faute de Coupe du Monde. Une chance à saisir pour les Agenais. Non retenu par la Géorgie, Vasil Kakovin devrait en revanche être du déplacement. En plus des internationaux, les Stadistes devront se passer du pilier Gert Muller et de l’ailier Timoci Matanavou. Tous les deux ne sont pas encore opérationnels. Idem pour Neemia Tialata et Alexis Palisson.

30,87 comme le budget du Stade Toulousain en millions d’euros. D’après les chiffres communiqués par la Ligue nationale de rugby, le club de René Bouscatel est le champion en la matière. Le Sporting arrive quant à lui en… dernière position avec un budget prévisionnel de 11,62 millions d’euros pour la saison 2015-2016.

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