Tamaz Mchedlidze est devenu « The Rock »


Contre Biarritz, il a fait exulter Armandie comme rarement ces dernières saisons. A Mont-de-Marsan, c’est encore lui qui sonna la révolte avec un essai à la soixantième minute quand son équipe était menée de quinze points. Tamaz Mchedlidze est le nouveau héros suaviste. Le pilier Arsène Nnomo scande même « The Rock » à chaque fois qu’il aperçoit son partenaire géorgien. Ce nouveau surnom traduit l’importance prise par le joueur dans le groupe. A seulement 23 ans… On aurait tendance à l’oublier. Tamaz Mchedlidze ne compte en réalité qu’un printemps de plus que les « prometteurs » Braendlin, Marchois, Miquel, Abadie et Hériteau mais cumule bien plus d’heures de vol. La saison passée, à l’issue d’une très belle Coupe du Monde personnelle, Mathieu Blin l’a couché seize fois sur la feuille de match. Le résultat ? Six essais. Cette année, rebelote. Sur 400 minutes possibles, il en a joué 353 avec les performances que l’on connaît. En plus d’être décisif, c’est également un rugbyman particulièrement complet, aussi bien physiquement que techniquement.

Polyvalence extrême
Dans ses jeunes années à Tbilissi, Tamaz Mchedlidze a été amené à évoluer sur bien des lignes. « Mes entraîneurs m’ont tantôt aligné à l’ouverture, à l’aile, au centre ou à l’arrière. J’ai même dépanné en troisième-ligne centre », révèle-t-il amusé. On ne s’étonne donc pas de le voir pousser en mêlée par séquences. Depuis son arrivée à Bourg-en-Bresse en 2013, il a surtout joué ailier. Mais cette saison, avec la retraite forcée de Lionel Mazars, « The Rock » a retrouvé ses premières amours, le poste de numéro 12. C’est d’ailleurs ainsi qu’un certain Stéphane Prosper lui avait fait découvrir le rugby professionnel français du côté de Mont-de-Marsan il y a quatre ans. « Je préfère vraiment jouer au centre car je touche beaucoup plus de ballons en attaque et je suis plus impliqué en défense », explique-t-il. Sa connexion avec Johann Sadie, « le meilleur centre de Pro D2 » selon lui, est excellente. « Il me parle beaucoup sur le terrain. Ça m’aide énormément », confirme-t-il. Son jeu n’est pas aussi flashy que celui du Sud-Africain mais il est terriblement efficace et précieux pour le Sporting.

Prolongé jusqu’en 2019
Désormais rasé de frais, un look que le « velu » Mike Tadjer ne semble pas apprécier, Tamaz Mchedlidze veut assumer son nouveau statut de cadre. Son français, encore approximatif il y a peu, s’est largement amélioré. Il communique un peu plus avec ses coéquipiers. Il met toutes les chances de son côté pour réaliser un exercice encore plus prolifique que le précédent. Les dirigeants y croient tellement qu’ils ont décidé de le prolonger jusqu’en 2019. Il serait en effet dommage de le laisser partir maintenant.

D. L.

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés