Les tourterelles prises en grippe


La scène s’est déroulée hier soir sur la commune de Fals. Les chasseurs de la fédération départementale, appuyés par les lieutenants de louveterie et les services vétérinaires, avaient pour mission d’abattre plusieurs centaines de tourterelles turques. Ces oiseaux sont atteints de la souche la plus virulente de l’influenza et succombaient par dizaines depuis le mois de janvier.
Si la battue préfectorale visant ces animaux sauvages est une première dans le département, c’est parce que les services de l’Etat entendent agir rapidement, « on s’impose une obligation de moyens, on anticipe les dipositions sanitaires et on agit », assure le préfet Patricia Willaert. La célérité des réponses administratives est une des armes mises en place pour venir à bout de l’épidémie. Les vides sanitaires également, comme lors de la crise de 2016. « Il y a actuellement cinq zones de surveillance, détaille le préfet, que sont Monbahus, Puch d’Agenais, Cancon, Moulinet et Fals. »
Vendredi dernier, l’abattage préventif des animaux de l’exploitation de Cancon a été réalisé le jour-même afin de prévenir tout risque de propagation de l’infection. Une zone de contrôle temporaire a été instituée autour de Cancon permettant de figer tout mouvement dans la zone concernée dans l’attente des résultats d’analyses complémentaires.

Résurgence ou nouvelle contamination ?

Un temps d’enquête qui devrait aider à déterminer comment et pourquoi sont apparus ces nouveaux foyers. « Est-ce une résurgence ou une recontamination ? On demande aux éleveurs qui est venu dans leur exploitation, par qui ils ont été livrés… », explique le directeur adjoint de la DDSCPP, Yves Cerisier.

G. P.-B.

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