Transition à l’ouverture


Coïncidence du calendrier ou pas, le SUA LG a annoncé l’arrivée d’un demi d’ouverture quelques jours seulement avant que le taulier du poste ne révèle son départ. Burton Francis en partance pour Grenoble à la fin de la saison, c’est Dan Hollinshead qui sera amené à le remplacer. Dans les faits c’est un peu plus compliqué que cela puisque le Néo-Zélandais de 21 ans n’est sous contrat que jusqu’en juin prochain. Mais comme le manager Mathieu Blin le rappelle lui-même : « La force du SUA, c’est d’avoir très souvent converti les jokers médicaux et joueurs supplémentaires en membres de l’effectif ». Ce fut le cas pour Api Ratuniyarawa, Marco Kotze ou Filipo Nakosi pour ne citer que les exemples les plus récents. « C’est pour cela qu’on ne se précipite jamais pour les recruter », ajoute Mathieu Blin. La nouvelle recrue suaviste n’a pas échappé à la règle. L’analyste vidéo et statistique du Sporting, Anthony Anno, suit d’ailleurs le cas Hollinshead depuis près de trois ans. On imagine ainsi les espoirs placés en lui. « On a décelé qu’il possède les capacités pour être un très grand joueur de rugby. A lui maintenant de fournir les prestations nécessaires pour être un élément majeur du SUA », lance le manager des Bleu et Blanc.

Remplacer Francis, un défi de taille

La tâche ne sera pas facile tant son prédécesseur est et fut important dans le projet agenais. Burton Francis est d’abord un « Iron Man » comme le rugby professionnel en connaît peu. Depuis son arrivée en Lot-et-Garonne en 2013, le buteur sud-africain a joué 6 578 minutes sur 8 720 possibles en championnat – le Challenge européen la saison passée étant « réservé » aux Espoirs. Cela fait un taux de présence sur le terrain dépassant les 75%. Impressionnant ! Au total, cela représente 100 matchs joués et 1059 points marqués avec, là encore, 75% de réussite au pied. Sans oublier sa place prépondérante dans le jeu courant. « Burt’ a beaucoup plus de qualités que de défauts. Depuis quatre ans, c’est notre chef d’orchestre », souligne Mathieu Blin. Dan Hollinshead connaîtra-t-il le même destin ? C’est tout ce que l’on peut lui souhaiter.

Hollinshead, le goût de l’attaque

En attendant, l’ancien pensionnaire de la province de Bay of Plenty entame tranquillement son intégration. Auprès de Burton Francis bien sûr – « il me conseille beaucoup », avance Dan Hollinshead – mais aussi d’autres joueurs passés comme lui par l’ITM Cup, le championnat kiwi. « J’ai notamment joué contre George Tilsley et Ryan Tongia là-bas », glisse l’ouvreur déjà détenteur d’une belle expérience. Murday, Nakosi et Kotze y sont également passés, ce qui devrait faciliter son adaptation au rugby français. Les premiers entraînements ont permis de lui présenter en détail le projet de jeu et commencer à répéter les mouvements. « Je me sens vraiment à l’aise, confie un Dan Hollinshead pas du tout intimidé. Je pense que mon jeu pourra convenir à celui pratiqué par l’équipe. » Mais justement, c’est quoi la patte Hollinshead ? « J’ai un tempérament d’attaquant. J’adore attaquer la ligne et déplacer beaucoup le ballon. J’aime contrôler le tempo du match et pouvoir accélérer dès que je le peux. Je joue beaucoup à l’instinct », détaille-t-il. Egalement adoubé pour son jeu au pied, le Néo-Zélandais international à 7 pourrait bien être la pépite tant recherchée par le SUA. 

Dimitri Laleuf

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