Un Breton pur beurre pour relancer Leclerc


On le surnomme le taureau. « Mais je ne sais pas pourquoi », se défend tout de go Pierre Uguet. Le nouvel homme fort de l’hypermarché E. Leclerc est pourtant le fonceur que l’enseigne cherchait pour relancer le site de l’Agenais devenu sale, vétuste, vieillissant : « On ne va pas se raconter des histoires, le magasin n’était pas à la hauteur de notre réputation. » Premier coup de corne du taureau. Et pour filer la métaphore, depuis qu’il est arrivé en octobre 2014, il fonce tête baissée pour « redorer l’enseigne de ce très beau magasin et en faire le plus chic et le moins cher de Lot-et-Garonne ».

Lifting général du magasin
Et pour tailler des croupières aux deux géants qui se partagent le gâteau de la grande distribution localement, Intermarché et Casino (près de 80% du marché), Pierre Uguet a mis un bon coup de balai. Au sens figuré d’abord, en s’entourant d’une équipe de direction et de métiers de bouche renouvelée, et au sens propre en faisant de la propreté sa marque de fabrique. De quoi mieux s’imprégner des autres changements : « Nous avons un espace marché, avec des produits frais, nous avons noué des accords avec des producteurs du département ». De même, le parking a été repensé avec l’arrivée de places « famille », plus larges et donc plus pratiques pour charger à la fois courses et enfants… « Nous pourrons ainsi tirer profit au mieux de notre emplacement, le meilleur de la ville avec des dessertes routières et des transports en commun », conclut le nouveau P-DG.

Adoubé par la famille Leclerc
Ce Breton pur beurre, élevé entre les deux générations de la famille Leclerc, a donc relevé une nouvelle fois la mission que lui a confiée sa famille professionnelle. Déjà, lorsqu’il s’est agi de lancé le premier « Espace culturel » du groupe à Pau en 2003, c’est à lui que l’on confie les clés du camion. Résultat, le site palois est devenu le navire-amiral de l’enseigne.
L’ambition est toute aussi grande pour le magasin agenais. La fréquentation a même grimpé de 35% selon les chiffres de Pierre Uguet. De quoi ravir les 160 salariés Leclerc de l’Agenais, qui, si l’activité continue à progresser, pourraient voir l’embauche de nouveaux collègues. Et pour cela, les clients sont attendus.

Gauvain Peleau-Barreyre

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