Un campus pour la révolution numérique


Cette année scolaire 2016/2017 sera la dernière de l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (Espé, ex-IUFM) sur le site Jean-Jaurès. Mais ce lieu emblématique ne restera pas inoccupé bien longtemps puisque le Conseil départemental a prévu d’y installer un Campus numérique dès la rentrée prochaine. « Le Lot-et-Garonne est pleinement rentré dans la révolution du numérique. Les créations de l’association Etic 47, du cluster Inoo et la réussite d’entreprises comme JeChange.fr en sont la preuve. Il existe une dynamique qui nous a poussé à prendre cette initiative », explique Pierre Camani, le président du Département.
Cette structure sera basée sur des filières de formation aux outils digitaux comme In’Tech Info, déjà sur place, un centre de recherche et développement ainsi qu’une pépinière pour couver des start-up et « des jeunes qui ont des idées innovantes ». Cela ne vous rappelle rien ? « Notre modèle n’est autre que l’Agropole », affirme Pierre Camani. L’analogie ne s’arrête pas là puisqu’un concours national de la création d’entreprises numériques sera aussi créé. Un environnement favorable à l’émergence de « d’une nouvelle génération d’entrepreneurs » qui doit devenir « le nouveau vecteur d’attractivité et de dynamisme du Lot-et-Garonne ».  « On veut démontrer que la ruralité et le numérique sont deux choses qui vont très bien ensemble », poursuit Guillaume Maison, président d’Inoo.
Cette action, avant tout collective, a permis de réunir de nombreux acteurs. Outre le CD47, les chambres consulaires (CCI et CMA) sont impliquées, au même titre que la Région, les trois communautés d’agglomération du département, Inoo, In’Tech Info, Etic 47, le lycée de Baudre, Canti’net, La Fontaine, Agenux et C2RT . Mais aussi ambitieux soit-il, le Campus numérique 47 se fera tout de même « à moindre coût ». La formation des profs étant relocalisée sur le campus Michel Serres, le « recyclage » de l’ex-Ecole normale a été retenu. 8000 m2 à occuper à proximité de la gare et du centre-ville. « On peut estimer les coûts d’aménagement entre 2 et 4 millions d’euros, précise Pierre Camani. C’est mineur par rapport à la création de bâtiments neufs. » La première étape sera la constitution le mois prochain d’une association de préfiguration qui aura un an pour « porter le projet d’une technopole dédiée à la transition numérique tant pour les acteurs publics que privés ».

Dimitri Laleuf

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