Un éco-village à Masquières ?


L’association Tera a été créée en 2014 pour faire la promotion de la création d’éco-villages. Le but de Frédéric Bosqué fondateur de l’association et de ses amis est simple : pour faire la publicité d’une idée, rien de mieux que de la mettre en pratique avec une expérimentation concrète.

Monnaie locale citoyenne
Mais qu’est-ce qu’un éco-village exactement ? C’est un ensemble généralement rural d’habitations ayant une perspective d’autosuffisance. L’écologie, bien sûr, y tient une place prépondérante. « Notre objectif est de créer d’ici à 10 ans cet éco-village expérimental avec la mission de relocaliser 85% de la production vitale de ses habitants, d’abaisser l’empreinte écologique de cette production, de la valoriser en temps et en euro via une monnaie citoyenne locale qui sera émise sous la forme d’un revenu d’autonomie inconditionnel », explique Frédéric Bosqué.
Alors pourquoi à Masquières ? « L’un de nos 460 membres possédait ce site de 12 ha et nous l’a mis à disposition gratuitement, répond Frédéric. Nous avons décidé d’y implanter notre siège social et d’y lancer notre expérimentation si nous parvenons à recevoir l’assentiment des habitants du village, de la commune, de l’intercommunalité et de tous les acteurs du territoire ».

300 sites visités
Le phasage a démarré en 2014 et prévoit trois périodes de 3 ans. Jusqu’en 2017, la première est celle de la recherche et de la mise en place du projet. « Nous avons visité plus de 300 sites. L’objectif est de compiler toutes les bonnes idées et de les tester grandeur nature sous le contrôle d’un conseil scientifique composé d’experts », indique Frédéric.
La prochaine étape est prévue entre 2017 et 2020 avec la création d’un éco-hameau pour commencer avec 10 foyers et 30 habitants. « A partir de juin 2017, nous souhaitons construire des maisons démontables mais à utilisation principale. Elles seront autonomes en eau, en énergie et nous ne serons pas reliés à l’assainissement collectif », précise Frédéric. Côté collectivité, on est beaucoup moins sûr que ce projet pourra trouver place à Masquières. Sébastien Ribeiro, responsable Urbanisme de Fumel Communauté, l’indique : « En l’état actuel des choses et en vertu du PLUI, le projet tel qu’il nous a été présenté par Tera ne peut pas voir le jour sur cette parcelle classé en zone agricole ».
Pour le moment, aucune demande de travaux n’a été déposée à la communauté des communes qui a rappelé à l’association ses obligations administratives avant tout chantier. « Aucune décision ne sera prise par l’association avant l’année prochaine, si le projet ne peut pas naître ici nous garderons de toute façon le siège de l’asso à Masquières » conclut Frédéric Bosqué. 

www.tera.coop Mail : contact@tera.coop

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