Un protocole contre les violences aux femmes


Ce jeudi soir, le dernier conseil municipal de Villeneuve-sur-Lot de l’année 2016 avait à l’ordre du jour quelque 38 décisions à voter. Parmi elles, un peu plus d’une dizaine de subventions exceptionnelles pour diverses associations, le renouvellement pour trois ans du contrat de directeur du théâtre municipal à Bruno Rapin, ou encore la cession d’un vieux bâtiment à Deuerer France qui ne cesse de grignoter du terrain pour agrandir l’usine villeneuvoise et développer son activité. Il y avait également les ouvertures dominicales des commerces qui, après consultation avec les principaux intéressés, ont été fixés à huit par an.
Deux dossiers retenaient plus particulièrement l’attention. Celui de l’eau tout d’abord : « Avec un objectif premier, celui de faire baisser le prix du m3 » expliquait Patrick Cassany. « Actuellement de 2,54 euros le m3, on peut, de manière réaliste le faire passer à 2 euros ».
Dans un premier temps, il s’agissait de désigner des élus du conseil pour siéger  au syndicat départemental Eau 47 à qui la municipalité a confié la compétence « eau potable » : « Nous avons convenu avec Eau 47, de mener une étude pour un passage éventuel en régie directe. Ensuite, nous lancerons un appel d’offres et des négociations pour choisir la meilleure solution possible de gestion de l’eau : régie directe ou délégation. Mais je tiens à ce que nous inscrivons dans le cahier des charges, l’obligation d’une présence physique, via une agence,    de l’organisme qui aura la charge de l’eau » précise Patrick Cassany.
Autre dossier important, l’adhésion de la ville à un protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes : « Vu l’actualité récente en Fumélois (NDLR : une femme de 23 ans tuée de 28 coups de couteau par son ex-compagnon le 29 novembre dernier), il s’impose de réagir. La guerre est déclarée contre les violences faites aux femmes » s’exclamait Marie-Françoise Béghin, première adjointe. « Avec ce protocole, nous allons mettre en place un partenariat entre 45 structures sur tout le département, y compris les communes, pour repérer et informer les victimes, et mettre en place des formations et sensibilisations auprès des personnels communaux, police municipale, CCAS… Car pour l’instant, c’est un vrai parcours du combattant qu’affronte une femme battue pour s’extraire de cette situation, alors qu’elle en est victime ».
En Lot-et-Garonne, 40 femmes par mois sont venues déposer une plainte ou une main courante ces dix derniers mois.

Annabel Perrin

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