Un réseau pour les malades atteints d’obésité


L’an dernier, 300 personnes ont été reçues au Pôle santé pour soigner leur obésité et 125 d’entre elles opérées. Un chiffre en perpétuelle augmentation qui fait de l’infrastructure le 5e pôle de chirurgie de l’obésité en Aquitaine. La création d’un centre de l’obésité allait donc quasiment de soi. Désormais, il existe un parcours réel du patient avec un prise en charge en amont et en aval de l’opération chirurgicale. Le centre coordonne également les actions des hôpitaux de Penne et de Fumel : « Il fonctionne à l’image de ce qui se fait pour le cancer. Une fois le diagnostic posé, une commission médicale décide si l’opération est justifiée ou non pour le patient » explique Jean-Marc Couassin, directeur au sein du PSV.

Un ensemble vertueux

Dans ce centre, ont été regroupés non seulement les chirurgiens spécialisés dans ce type de prise en charge, mais également des diététiciens, des psychologues et une association dénommée Aloa. Cette dernière, fondée par une ancienne patiente atteinte d’obésité, va tenir des permanences d’accueil quatre jours par semaine et mener des ateliers notamment de cuisine. L’association est déjà omniprésente sur la Gironde : « Tous nos intervenants ont suivi une formation d’éducation thérapeutique » explique Patricia Nowak, la présidente d’Aloa. « Nous sommes ici pour libérer la parole des patients, sans tabous et faire en sorte, notamment, qu’après la perte de poids, ils ne reprennent pas ».   Car la prise en charge de l’obésité ne peut se faire de manière uniforme : « Chaque patient est un cas particulier » explique le docteur chirurgien Jean Durou. « Ils ne sont pas tous destinés à une prise en charge chirurgicale. Il faut également identifier les raisons de la prise de poids. La chirurgie n’est qu’une solution mécanique et elle doit s’accompagner d’un suivi sur du long terme, au delà du mois où il est nécessaire dans la crainte de complications chirurgicales ». Le centre de l’obésité a pu voir le jour avec l’espace que propose le Pôle de santé : « Le regroupement public-privé a facilité la mise en place de ce réseau spécifique » ajoute Bruno Chauvin, autre directeur du PSV.

Annabel Perrin

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