Un veau estampillé Lot-et-Garonne


Il se nomme humblement « Le veau de chez nous ». Une nouvelle viande est née, pour la première fois en France dotée d’une marque, à l’image d’un vêtement ou d’une voiture. L’idée émane d’une association d’éleveurs du département, soutenue par  le canton de Prayssas et sa compétence économique : « La filière bovine souffre, surtout depuis que l’Italie a freiné l’export des veaux et s’est repliée sur ses propres productions face à la baisse des volumes consommés » explique Céline Battlo, responsable du développement économique au sein de la communauté de communes du canton de Prayssas. « Les éleveurs se sont alors penchés sur l’élaboration d’une viande aux caractéristiques uniques et bien précises ». « Le veau de chez nous » a donc des spécificités. Il se situe entre ce que l’on appelle le broutard, veau passé par les champs, et le veau dit sous la mère, plus jeune et juste allaité : « Nous avons créé une nouvelle filière, un veau intermédiaire entre les deux précédents et alimenté un temps de céréales fermières. Il possède donc une viande plus qualitative que le broutard et un peu moins que sous la mère, une viande rosée qui n’a pas gambadé » explique Céline Battlo.

Vingt éleveurs dans la filière

Le veau affiche six à huit mois d’âge au moment de son abattage et les éleveurs doivent suivre un cahier des charges bien précis.
Cette nouvelle marque privilégie les producteurs locaux et la filière courte dans un souci à la fois de solidarité et de développement durable. A ce jour, une vingtaine se sont lancés pour alimenter cinq boucheries réparties dans le département. Un restaurateur, Michel Dussau, de la Table d’Armandie, l’a également choisi pour le mettre sur sa carte : « Nous avons également fait attention à ce qu’il ne soit pas trop cher sur les étals, juste un peu plus que le broutard. Pour l’instant, nous démarrons modestes car nous préférons garantir la qualité de la marque. Et pour cela, il est nécessaire, du moins au départ, d’accompagner de près les éleveurs et d’assurer une bonne commercialisation du produit ». Et ainsi convaincre les papilles des consommateurs.

Annabel Perrin

Pour goûter « Le veau de chez nous » : Table d’Armandie, Agen – Boucheries de Port-Sainte-Marie, Foulayronnes,  Laroque-Timbaut,
Intermarché de 
Bon-Encontre

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