« Une autre politique de gauche est possible »


L’Hebdo : Vous avez actuellement un élu au Conseil général, Raymond Girardi, quelle est votre ambition pour cette élection ?
Thomas Portes : Au minimum de garder notre siège, ensuite de faire élire le maximum de candidats. Mais l’objectif est de garder le Conseil départemental à gauche.

L’Hebdo : Pourquoi ne pas avoir fait alliance avec la majorité sortante ?
T. P. : C’est toute la légitimité de nos candidatures, nous voulons montrer aux électeurs qu’une autre politique de gauche est possible. Le Département est un bouclier social. Les politiques publiques de solidarité sont très importantes et nous sommes inquiets des répercussions de la baisse des dotations de l’État sur cette solidarité.

L’Hebdo : Mais où sont les enjeux locaux dans cet argumentaire ?
T. P. : Pierre Camani voudrait en faire une élection strictement locale mais on ne peut pas la détacher du contexte national. La baisse de l’argent public impactera forcément nos politiques locales…

L’Hebdo : En vous présentant contre des candidats de gauche, ne craignez-vous pas de faire le jeu de la droite ?
T. P. : Bien sûr que non. Notre but n’est pas de faire disparaître le PS mais bien de peser sur les décisions du Conseil départemental pour garantir la solidarité. D’ailleurs au second tour, nous appellerons à voter pour les candidats de gauche.

L’Hebdo : Quels sont les axes de votre campagne ?
T. P. : Il est d’abord d’assurer le maintien des prestations sociales, de la petite enfance aux personnes âgées. Ensuite nous demandons l’arrêt des grands projets surdimensionnés, comme la technopole Agen-Garonne ou la LGV. Jean Dionis avait déjà promis 400 emplois cette année, où sont-ils ? Quant au financement de la LGV, je connais bien le dossier puisque je travaille à la SNCF qui veut réduire le nombre de gares TGV de 250 à 50… Le combat, c’est déjà de garder notre gare à Agen, en centre-ville.

L’Hebdo : Est-ce que, comme bon nombre de candidats, vous redoutez la montée du FN ?
T. P. : Je vais être très clair, la montée du FN, c’est la défaite de la gauche et le Parti socialiste en porte une lourde responsabilité. Combien d’engagements de François Hollande ont été tenus ? Et puis, notre campagne de terrain a pour but de mobiliser les abstentionnistes qui font monter le score du FN.

Propos recueillis par Gauvain Peleau-Barreyre

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