Une expérience grandeur nature !


Tera est un projet expérimental qui vise à construire un éco-village pour relocaliser à 85% la production vitale à ses habitants. L’association a installé son siège social à Masquières au lieu-dit Lartel sur un site de douze hectares mis à disposition par un de ses membres.

Le champ de l’expérimentation

Le phasage a démarré en 2014. Après une période de recherches. L’asso est entrée cet été dans le champ de l’expérimentation via un chantier-école. En effet, depuis le 18 juillet, une formation financée par la région Nouvelle Aquitaine et par le département du Lot-et-Garonne se tient sur place. Celle-ci a formé douze stagiaires à l’autonomie énergétique et à l’écoconstruction d’habitat léger via la construction de deux maisons.
Le chantier s’est achevé le vendredi 7 octobre. A cette occasion, l’association a ouvert ses portes au public pour présenter le travail réalisé. Une visite guidée a été proposée, afin de découvrir les réalisations de cet été, deux maisons démontables, équipées des composantes de leur autonomie : panneaux solaires thermiques et photovoltaïques, éolienne, poêle bouilleur, système de récupération et filtration d’eau de pluie et de phyto-épuration.
La prochaine étape est prévue entre 2018 et 2020 avec la création d’un éco-hameau pour commencer avec 10 foyers et 30 habitants. L’association souhaite que cette expérience grandeur nature prenne forme à Masquières. Cependant, les responsables de l’association doivent encore convaincre les habitants du village et les responsables politiques et administratifs locaux du bien-fondé de leur action.

Création d’un éco-hameau

Pour Maryse Combres, conseillère régionale Europe Écologie Les Verts (EELV) : « Quand le terreau est favorable, il est nécessaire de convaincre les élus locaux de tout un conseil municipal en s’appuyant sur les témoignages d’autres lieux où ce type d’expérience a été un succès ». Il est sûr que sans volonté politique et administrative le projet aura peu de chance de sortir de terre à Masquières.
Pour le moment, le conseil municipal a refusé de se prononcer et renvoie les responsables de l’association vers Fumel Communauté (FC). Sébastien Ribeiro, responsable Urbanisme de FC l’indique : « En l’état actuel des choses et en vertu du PLUI, le projet ne peut pas voir le jour sur cette parcelle classée en zone agricole ». Pourtant Tera souhaiterait que le PLUI soit modifié et permette l’implantation d’habitat léger prévu par la loi ALUR dans le cadre de Secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées (STECAL).
Aucune décision ne sera prise par l’association avant 2018 et si le projet ne peut pas naître ici, l’association mènera son expérience ailleurs tout en gardant son siège à Masquières.

www.tera.coop

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