Une montagne à gravir


Sans être de la haute montagne, le Massif Central présente quelques cols difficiles à surmonter. Rugbystiquement parlant, Aurillac en est un. La saison passée, le club auvergnat a démontré qu’il avait les armes pour prétendre au Top 14 en terminant troisième de la phase régulière et se hissant jusqu’en finale d’accession. Et ce n’était pas un feu de paille. Ce nouvel exercice dans l’antichambre de l’élite confirme la nouvelle dimension des joueurs du duo Davidson-Peuchlestrade. Après une courte défaite pour attaquer la saison, se sont enchaînées les démonstrations. Non content d’afficher la meilleure défense du championnat, le Stade aurillacois se targue aussi d’avoir la seconde attaque la plus prolifique.

Se jauger face aux meilleurs
Le SUA LG ne peut pas en dire autant. « Je crois qu’on n’a encore fait peur à personne », estime le manager Mathieu Blin. Certes, les Agenais ont glané 14 points en cinq journées, « ce que le staff espérait à l’issue du premier bloc », d’après l’entraîneur des avants Mauricio Reggiardo. Certes, ils n’ont perdu qu’une seule fois, à l’extérieur. Mais les suavistes ont été malmenés à chacune de leurs sorties et se sont imposés in extremis par deux fois. Par deux fois, la balle est retombée du bon côté après avoir heurté le filet. Un coup de chance ? Nous en saurons plus ce dimanche. Il est en effet difficile de savoir où se situe vraiment le Sporting dans la hiérarchie de cette Pro D2. En affrontant l’incontestable leader de cette Pro D2, les Lot-et-Garonnais peuvent faire d’une pierre deux coups en cas de succès : réduire presque à néant l’écart qui sépare les deux formations au général et envoyer un message à la concurrence. Pour les Bleu et Blanc, c’est d’ailleurs la seule option envisageable. « Nous sommes dans l’obligation de gagner, affirme le centre Tamaz Mchedlidze. Aurillac a déjà cinq unités d’avance sur nous. Ce serait catastrophique de leur laisser plus de points. » « Si l’on réalise une grande performance face à l’équipe la plus compétitive du championnat, c’est que l’on sera dans le vrai. A nous de sortir notre match référence », ajoute l’arrière Florian Denos.

Le turnover laisse une fenêtre de tir

Pour remplir cette mission, il faudra appréhender le jeu très complet des Rouge et Bleu. « C’est une excellente équipe, confirme Mauricio Reggiardo. Ils ont corrigé ce qui était leur point faible les années précédentes, à savoir la mêlée. Ils marquent sur du jeu au pied, savent alterner et jouer au large. Ils défendent dur… » « C’est une p… d’équipe dans tous les secteurs », lâche même Mathieu Blin. Avec la révélation Romain Briatte en troisième ligne, l’arrière Antoine Renaud ou l’ailier Albert Valentin, le danger peut venir de partout. L’équation semble donc difficile à résoudre sur le papier. Il paraît impensable que les suavistes puissent en coller quarante à leurs adversaires comme en février 2015 lors de leur dernière confrontation (41-5). Aurillac fera toutefois tourner son effectif. Parmi les avants qui débuteront, cinq sont d’habituels remplaçants. Le maître à jouer Maxime Petitjean a de grandes chances de débuter sur le banc et les lignes arrières sont décimées par les blessures. Ce qui laisse une fenêtre de tir intéressante aux coéquipiers d’Erbani.

Dimitri Laleuf

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