Une victoire al-bi-ga-toi-re


Petite interro surprise, histoire que les enfants ne soient pas les seuls à stimuler leurs méninges en ce début septembre. Savez-vous ce qui unit Lyon, champion de France de Pro D2, et les quatre demi-finalistes qui ont lutté pour la montée (Aurillac, Bayonne, Colomiers et Mont-de-Marsan) ? Aucun d’entre eux n’a perdu plus d’un match à domicile la saison passée. Le Stade aurillacois et le LOU se sont même payé le luxe de remporter chaque joute sur leur pelouse.

Être prophète en son pays
Dans l’antichambre, de l’élite, être prophète en son pays est une qualité essentielle pour assouvir ses ambitions. « C’est de plus en plus difficile à réaliser dans le rugby moderne, mais quand tu y arrives, ça paye, estime Mauricio Reggiardo, l’entraîneur des lignes avants. C’est pour cette raison que les deux premiers matchs à la maison contre Albi et Biarritz seront aussi importants. Parce qu’après, quand les équipes vont devoir jouer des blocs de cinq matchs, elles ne miseront pas sur un résultat à Agen et feront peut-être tourner leur effectif pour prioriser la rencontre d’après. Psychologiquement, ça peut avoir un gros impact sur la préparation. » Armandie doit devenir l’enfer des visiteurs du Sporting. Les coéquipiers d’Antoine Erbani jouent donc un match capital… dès la deuxième journée.
D’autres enjeux découlent de la réception du SCA. L’opportunité de se rassurer, en premier lieu. « Un deuxième revers consécutif, ça ferait vraiment tâche », lance Mauricio Reggiardo. Après le camouflet de Béziers, le groupe a, selon le manager Mathieu Blin, passé beaucoup de temps à « nettoyer » ce qui n’allait pas à coup d’entretiens et de vidéo. Certains joueurs se rappellent aussi de l’’exercice 2014-2015 que le SUA avait débuté par quatre défaites en cinq journées. « Il avait fallu faire beaucoup de sacrifices pour se qualifier ensuite. Si on pouvait se faire une saison plus sereine, je ne cracherais pas dessus », lâche le capitaine Erbani.

Reconquérir le public
Envoyer un message à la concurrence mais également reconquérir le public. « On s’était quitté sur un formidable moment avec les supporters, le feu d’artifice après la victoire sur Oyonnax, se souvient Mathieu Blin. On veut retrouver ça. Le public est vraiment dans nos têtes, à nous les entraîneurs mais aussi dans celles des joueurs comme cela n’a jamais été le cas. » Les suavistes ont conscience d’être « sous pression ». Battre Albi semble dans les cordes des Lot-et-Garonnais – l’échec en amical contre cette formation il y a deux semaines n’étant pas significatif. S’ils parviennent à résister à la puissance des Tarnais et à les mettre en difficulté en mêlée, la saison des Bleu et Blanc pourrait bien décoller. 

Dimitri Laleuf

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