Urbanisme // La police des belles pierres arrive en ville


Des volets en PVC sur les façades hausmaniennes, les toits transformés en terrasses… Deux exemples parmi d’autres des libertés administratives que se sont accordées certains propriétaires du centre-ville. Or la jungle urbaine n’est pas exempte de règles et de lois que doit faire respecter la municipalité. La ville d’Agen est sur le point de se doter d’une « police » de l’urbanisme chargée de débusquer ces pirates des belles pierres et les faire revenir dans le droit chemin du code de l’urbanisme. C’est Jean Pinasseau, adjoint au Logement, à l’Urbanisme et au Patrimoine municipal, qui l’a annoncé cette semaine en marge de la présentation de la présentation de l’Aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine (AVAP). L’élu précise toute-fois que « comme la loi française n’est pas rétroactive, il n’y aura pas de démolitions pour les constructions antérieures ». En revanche, pour tout nouvel aménagement dans un bâti situé en centre-ville, le code de l’urbanisme devra être respecté à la lettre. Un agent municipal, ou bien de la DRAC, pourrait ainsi  « solliciter un officier de police judiciaire afin qu’il dresse un procès-verbal de contravention ou de dépôt plainte », comme l’indique le guide pratique de l’AVAP édité par le ministère de la Culture. A bon entendeur…

G. P.-B.

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