Utrilla prend de l’altitude


Qu’il est loin le temps où Georges Utrilla travaillait seul dans son petit entrepôt avec un tour et une fraiseuse. Son fils Denis, arrivé officiellement au sein de cette entreprise d’usinage de précision en 1994 avant de la reprendre définitivement en 2005, vient d’enclencher une série d’investissements conséquents.
Après l’extension de ses locaux pour atteindre une surface de 1 400 m2, la société bon-encontraise s’apprête à recevoir dans le courant du mois d’avril une toute nouvelle machine. « Nous nous sommes dotés d’un centre horizontal d’usinage fabriqué au Japon : le NHX 8000. Nous maîtrisons déjà le savoir-faire technique mais cet appareil va nous permettre d’être beaucoup plus compétitifs en termes de productivité et de réactivité », explique Denis Utrilla. L’aéronautique ne connaît pas la crise et ses fleurons, qui représentent la moitié des donneurs d’ordre d’Utrilla, ont besoin d’accélérer les cadences, à l’image d’Airbus avec ses deux best-sellers A320 et A350. « C’est un investissement matériel mais également humain puisqu’il est lié à l’embauche d’un nouveau technicien », annonce le gérant qui se projette déjà vers de nouveaux marchés.

Exigence et humilité
Si l’équipement technologique a largement évolué, Utrilla doit sa belle croissance aux valeurs inculquées par la tradition paternelle depuis 1978 : exigence et humilité. « En tant que sous-traitant de second rang, nous devons être d’une grande rigueur dans ce que nous réalisons. Nous faisons partie d’une grande chaîne où la confiance est le maître mot », souligne Denis Utrilla. Quand on réalise des pièces critiques sur des engins volants, « on ne peut pas s’amuser à rendre un travail moyen. Sinon, les répercussions peuvent être graves. Il faut pouvoir se remettre en question en permanence ».
Fort d’une réputation qui ne se dément pas dans un secteur très concurrentiel, Utrilla a également conquis les industries pharmaceutique et agro-alimentaire. Des secteurs tout aussi intransigeants sur le respect  des cahiers des charges, « à plus ou moins trois microns », ainsi que sur les délais de livraison. « Nous mettons la satisfaction du client au coeur de notre démarche. Pour cette raison, nous avons énormément développé notre service qualité avec des certifications très poussées », affirme Denis Utrilla. Une attitude qui, jusque-là, leur a plutôt souri avec un carnet de commandes toujours plus chargé.

Dimitri Laleuf

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