Walibi veut franchir un palier


Au milieu de la poussière et des tractopelles, le directeur du parc Sylvain Chatain a mené la visite du futur parc aquatique pour le président du Conseil départemental, Pierre Camani et le vice-président, Jacques Billirit. Un chantier sur 5 hectares qui emploie majoritairement des ouvriers locaux. En créant une seconde entité, Walibi compte devenir, non plus une attraction touristique, mais bel et bien une destination : « C’est une locomotive qui double dès cet été sa puissance d’attractivité » affirme Jacques Billirit, vice-président du Conseil départemental.
Pour l’instant, aucune date d’ouverture précise n’est avancée : « Car on n’est jamais à l’abri d’un contretemps » souligne Sylvan Chatain, directeur du parc. Ce dernier préfère revenir sur le projet en train de sortir de terre : un parc aquatique divisé en deux zones, l’une pour un public familial « avec un playground de 180 m2 pour les plus petits, des piscines et des petites toboggans. L’autre zone jouera sur le sensationnel pour un public adulte avec, entre autres, un toboggan de 28 mètres de haut en chute directe ». ajoute Sylvain Château. Le projet d’un espace aquatique au coeur de Walibi était dans les cartons depuis longtemps : « 1999, pour tout dire » ajoute Sylvain Chatain. « C’était le serpent de mer de Walibi. Avec le rachat par Aspro du groupe, le projet a pris corps, et non plus une simple zone mais un parc à part entière ».
Pierre Camani se souvient de sa rencontre avec le PDG du groupe espagnol, dans les couloirs du Sénat et de ses promesses : « Il m’avait annoncé d’emblée que quand Aspro rachetait c’était pour développer. Il ne m’a pas menti ».
Le parc aquatique Walibi est donc porteur d’espoir de devenir à terme une destination touristique à part entière, à l’image d’un Port Aventura ou d’un Disneyland : « Avec le parc aquatique, les visiteurs vont devoir rester au moins sur deux jours pour profiter pleinement de Walibi » remarque Jacques Billirit. « Ce qui réclame une offre d’hébergement adéquate ».
« Vous verrez qu’il y aura un projet d’hébergement pour conforter le site di’ci peu » lance Pierre Camani. Surtout que du côté de Walibi, on ne compte pas s’arrêter là et on lorgne déjà sur les terrains avoisinants : « Il y a 47 hectares de réserve autour de nous, qui appartiennent au Conseil départemental » ajoute Sylvain Chatain. « Mais on n’en est pas encore là… Une marche après l’autre. »

Annabel Perrin

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