Clément Darbo : « Je ne voulais pas que ça s’arrête »


Avec Alexi Balès sur le flanc à la suite d’une commotion cérébrale, Clément Darbo a été propulsé titulaire à la mêlée pour la demi-finale contre Perpignan. Dans un contexte aussi chaud et avec un tel enjeu, autant dire que l’ancien Palois n’a pas attaqué la rencontre dans un fauteuil. À l’image de ses coéquipiers, il s’est montré emprunté les 20 premières minutes avant de refaire surface. « On savait que le début de match allait être compliqué, que Perpignan allait tenter de tuer le match devant ses supporters », détaille-t-il.
Après l’essai de Benjamin Pètre, le jeu du SUA a commencé à se dérider et le numéro 9 habituellement remplaçant a fait parler ses qualités dans l’animation. De plus en plus en confiance, Clément Darbo s’est même permis de jouer les roublards à la demi-heure en s’extirpant d’un ruck. « Dès que j’ai percé, j’ai commencé à regarder où étaient les soutiens. J’ai temporisé ma course pour ne pas m’isoler au milieu des Perpignanais. Puis j’ai vu Aidan (Toua, ndlr) qui me faisait des grands signes sur la droite et j’ai préparé mon coup de pied », raconte Clément Darbo. Le geste est précis. Toua, rapide. L’essai, magnifique. « Tout a fonctionné : je n’ai pas été plaqué, on a eu les bons rebonds, Aidan a déposé son vis-à-vis et a pris le ballon dans le bon timing… C’est juste bandant (sic) », exulte le demi-de-mêlée.

Seulement six titularisations cette saison

Cette action résume bien le plaisir qu’il a pris dans cette demi-finale. Avec seulement six titularisations en Pro D2 cette saison, Clément Darbo était mort de faim, et cela s’est vu. Seules les crampes ont eu raison de lui. « Cela faisait très longtemps que je n’avais pas joué 80 minutes, alors je suis vraiment content d’avoir pu tout donner et d’avoir tenu autant. Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait alors j’ai juste voulu profiter. Je n’avais pas envie que ça se termine. »
Au cœur de cet Aimé-Giral survolté, il a su faire abstraction de l’ambiance infernale instaurée par les Sang et Or. « Je savais à quoi m’attendre. J’ai déjà vécu des ambiances similaires au Stade des Alpes avec Grenoble, notamment face à Bourgoin. Et puis les coaches nous ont préparé toute la semaine. Pendant les entraînements, ils mettaient la musique à fond pour que l’on joue avec des « Usap ! Usap ! » dans la tête », précise-t-il. La méthode a porté ses fruits.
Sur le plan contractuel, Clément Darbo est dans le flou. « Pour être honnête, je n’ai pas reçu de proposition mais je souhaite vraiment rester à Agen. Cela fait deux ans que je suis là mais je n’ai pas apporté au club tout ce que je pouvais. J’ai envie de prouver plus ». S’il réédite sa performance de dimanche en finale, la direction ne manquera pas d’étudier son cas avec attention.

Dimitri Laleuf

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