Elections départementales // Prendre la tête avant d’être dépassé


«On a beaucoup parlé cette semaine, alors à mon tour. » Alain Merly entend bien faire entendre sa voix, lui qui bientôt briguera celles des Lot-et-Garonnais pour les élections départementales de mars prochain.
Le problème est dans quel rôle se présentera-t-il face aux électeurs ? « Je suis légitime par l’expérience et l’histoire. Je serai chef de file des listes de droite, du centre et de tous ceux qui voudront s’engager avec nous », répond-il. Mais pourquoi donc le chef d’orchestre de l’opposition au Conseil général a-t-il besoin de réaffirmer son leadership ? Eh bien parce que la petite musique des « égos » et des « appareils politiques » sonne mal aux oreilles du candidat du canton des Confluents.

La bataille des droites

Désaccords en mode mineur, déjà, sur ses propres terres où l’UMP lui envoie Christian GirardI. « Enfin ce n’est pas sûr, le parti ne l’a pas encore investi. » Le premier tour est bien parti pour ressembler à une primaire à droite… Dissonance en mode majeur d’autre part où les ténors de la droite lot-et-garonnaise peinent toujours à accoucher d’un accord global sur les candidatures. L’UMP 47 et l’UDI 47 sont encore en train de batailler ferme… Qu’importe pour Alain Merly qui affirme ne pas avoir besoin de leur investiture, « je ne porterai pas leurs plumes », lui qui revendique de « nombreux soutiens parmi les candidats, les élus et même beaucoup d’autres ». Des noms ? « Pas encore, quand le moment sera venu », précise-t-il. Le temps peut-être d’achever (ou commencer ?) les axes de programme, « qui seront beaucoup sur l’économie ». « C’est une élection plus que jouable », conclut-il… En regardant vers le fauteuil détenu par Pierre Camani.

Gauvain Peleau-Barreyre

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