« Je ne me suis pas reconnu »


Quatorze… Sans compter les drops. Le nombre de points qu’a laissé filer Burton Francis lors de la demi-finale aurait pu qualifier le SUA LG sans passer par la case prolongations. Mais voilà, le buteur sud-africain n’était pas dans un bon jour. Il le reconnaît et explique qu’il a travaillé cette semaine pour régler la mire.

L’Hebdo : Vous avez connu un match compliqué face à Perpignan en laissant filer beaucoup de points. Que s’est-il passé ?
Burton Francis : En première mi-temps, je butais avec le vent de face, ce qui n’est jamais facile. En seconde période, je ne peux pas l’expliquer, il y avait de la pression que je n’ai pas réussi à évacuer.

L’Hebdo : Avez-vous déjà connu dans votre carrière un tel manque de réussite ?
B. F. : Non jamais ! Je ne me suis pas reconnu pendant ce match. Je me disais que si on ne passait pas, ce serait ma faute… Le buteur adverse frappait à plat, c’est ce que j’aurais dû faire…

« Je serai à 100% »

L’Hebdo : Comment travaille-t-on la semaine qui précède une finale ?
B. F. : Il y a déjà beaucoup de repos ! Je me suis blessé au genou après le premier essai de Perpignan mais ce n’est rien, juste une « pizza » (sic), je serai à 100% pour la finale. Et puis j’ai revu avec le staff les vidéos de mes pénalités pour comprendre ce qui n’avait pas marché et reprendre confiance.

L’Hebdo : C’est au niveau mental que cela se joue pour un buteur ?
B. F. : Oui, ça joue beaucoup. Je me prévois une séance face aux poteaux pour que la confiance revienne. Mais la finale, c’est un autre match, Perpignan, c’est derrière maintenant.

« Croire en nous »

L’Hebdo : Comment appréhendez-vous cette finale ?
B. F. : Mont-de-Marsan est une équipe solide, avec une grosse conquête et un gros mental. Je m’attends à un match plus fermé qu’en demi-finale. Il faudra savoir prendre les points quand on pourra. Et si je rate, ça sera à moi de rester dans le jeu…

L’Hebdo : Quelles sont les différences entre la finale 2014 et celle de dimanche ?
B. F. : Peut-être que l’année dernière on pensait avoir déjà gagné le match face à une équipe qu’on avait battue deux fois… Cette fois nous sommes prévenus, on ne refera pas les mêmes erreurs.

L’Hebdo : Donc la victoire est envisageable ?
B. F. : Bien sûr ! A Perpignan, on était seuls, on croyait en nous, comme nous l’avait répété le président Tingaud avant le match dans les vestiaires. On peut le faire.

Propos recueillis par Gauvain Peleau-Barreyre

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