Michel Dussau servira un déjeuner au profit des Petites Sœurs des Pauvres


C’est une formidable initiative solidaire à laquelle s’est associé le généreux Michel Dussau le samedi 28 octobre à 12h. «Lorsque je suis venu visiter «Ma Maison », je suis ressorti avec une autre vision de la vie. C’était véritablement une remise aux normes de l’humain » explique-t-il. Autant dire que le chef étoilé agenais n’a pas hésité une seule seconde a accepté le pari de servir un repas gastronomique à 120 invités contre la somme de 50 euros minimum. La quasi-intégralité des dons sera reversée à l’association agenaise des Petites Soeurs des Pauvres. Dans le même temps, Michel Dussau servira gracieusement le même repas aux 68 résidents de « Ma maison », l’une des institutions les plus emblématiques d’Agen accueillant les retraités les plus démunis du territoire (pauvreté financière, détresse sociale, solitude…). Pour ce faire, le gérant de La Table de Michel Dussau a mis à contribution tous ces fournisseurs pour obtenir des prix au rabais. «90% d’entre eux joueront le jeu et certains feront même le geste symbolique d’offrir l’intégralité de leurs produits » souligne-t-il, « c’est le cas par exemple des Vignerons de Buzet qui offriront le vin ». Donner de son temps ou de son argent, « c’est l’esprit même de la fondation » explique Soeur Fidelma, la dynamique Mère supérieur de « Ma Maison » depuis quatre ans. «Et l’intitulé de la manifestation, donnons goût à la vie, est très révélateur » ajoute-t-elle.

« Rendre les pauvres heureux ! »

A terme, le chef Michel Dussau, qui cuisinera pour l’occasion un menu avec des produits locaux et de qualité (foie gras de canard confit, aiguillon de veau et dessert aux fraises), souhaite du fond du cœur que cet événement devienne une opération nationale et que quarante chefs cuisiniers préparent, le même jour, un repas dans les quarante structures d’accueil de ce type de toute la France. « C’est la première manifestation de la sorte mais ce n’est pas la dernière » a-t-il assuré. Les fonds collectés serviront à divers investissements dans la bâtisse située au 102, avenue Georges-Delpech : refaire une partie de la cuisine, mettre en accessibilité handicapée les bâtiments et mettre aux normes les sanitaires. « On se bat au quotidien pour trouver des financements. Tous les mois, nous organisons des manifestations (lotos, théâtre…) pour récolter des fonds et permettre aux Petites sœurs d’accomplir la mission : rendre les pauvres heureux ! » explique le docteur Pierre Lapoujade, président de l’association pour le maintien à Agen des Petites Soeurs des pauvres, qui a commencé à oeuvrer pour cette cause en 1952 avant d’ajouter : «L’association avait quitté Agen en 1988 et les résidents partaient en maison de retraite à Auch, Bordeaux ou Pau, c’était un véritable crève-cœur. Trois ans plus tard, les Petites sœurs sont revenues grâce à l’aide du conseil général et des mairies. Et maintenant on veut à tout prix qu’elles restent alors nous sommes sans cesse à leurs côtés pour les épauler ». Malgré les cotisations et les différentes subventions, la structure reste malheureusement très dépendante de ses bienfaiteurs. Puisque le prix de revient est de 47,77 euros par résident et par jour, l’association doit trouver chaque mois 31% de la somme globale, soit près de 40 000 euros, par des dons divers. « Nous y parvenons à chaque fois mais dans la difficulté et au prix de gros efforts» conclut la Mère supérieur avec son accent irlandais.

Simon Galinier

Petites Soeurs des pauvres, 102 avenue Georges-Delpech 47000 Agen – 05 53 47 08 52

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