Spécial finale – Les deux coeurs de Parent


Installé à Moirax, Jean-Michel Parent est à la retraite. Sportive du moins. « Oui je dois bien avoir quelques maillots, mais ils sont bien rangés. » Un ballon de rugby peut-être ? « Il y a celui de mon fils, mais c’est un jouet ! » Il faut dire que l’ancien joueur professionnel a raccroché les crampons il y presque dix ans. Ses succès, il va les chercher sur un autre terrain, celui de l’entreprise, lui qui est désormais son propre patron avec sa société basée à Nérac (BPR Chape liquide). « C’était mon nouveau défi après ma carrière, confie-t-il, j’ai eu quelques moments compliqués une fois que tout s’est arrêté… »
A l’approche de la finale de dimanche, il s’apprête à vivre un nouveau dilemme… Car Jean-Michel Parent a été joueur du SUA LG et du Stade montois. « Je suis également Catalan de naissance », précise le deuxième ligne. Un parcours qui lui a permis de garnir son armoire à trophées, glânant ainsi trois titres de champion de France avec les Montois (champions de Fédérale 1 en 1998, Elite 2 en 1999 et deuxième division en 2002) et une place de demi-finaliste du Top 16 en 2003 avec le SUA.

« Mes deux clubs de coeur »

Au cours de sa carrière, Jean-Michel Parent a donc tout connu, du rugby de clocher à son basculement vers le monde professionnel. « Et encore, je trouve que Mont-de-Marsan et Agen se ressemblent, ajoute-t-il, ce sont deux villes qui ont su conserver les valeurs du rugby, ils ont une grosse identité et une culture de club. »
Cette saison, le solide gaillard a posé son mètre quatre-vingt-quinze dans les travées d’Armandie et de Guy-Boniface pour encourager ses « deux clubs de coeur ». Et le visage de l’avant ne passe pas inaperçu. « Je me fais chambrer tout le temps, rigole-t-il, quand je suis à Agen on me surnomme le Montois et quand je suis à Mont-de-Marsan je suis l’Agenais. »

« Une finale logique »

« Je ne peux pas choisir un club, s’excuse-t-il, rien que d’en parler ça me donne la chair de poule ! Mais c’est une finale logique, on n’en attend pas moins d’Agen. Quant aux Montois, ils ont l’envie, ils envoient du jeu… » Surtout que lors de son passage chez les Jaune et Noir, il a coaché les jeunes pousses qui ont enflammé les pelouses de Pro D2. Les Cabannes, Tastet, Brethous… « Ils venaient me voir jouer, maintenant c’est moi qui y vais ! » Et en famille s’il-vous-plaît… Et quand on sait que son épouse est une Montoise de naissance et que son fils un jeune suaviste, il y aura du sport, même en tribunes !

Gauvain Peleau-Barreyre

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