SUA-LG – Usap // Entretien François Gelez – « Les compteurs sont remis à zéro »


L’Hebdo : François Gelez, comment avez-vous digéré la défaite face à Albi ?

François Gelez : Finalement le fait d’avoir un vrai quart de finale à jouer dès dimanche à Agen est la meilleure chose qui pouvait nous arriver. On n’a pas eu vraiment le temps de ressasser cette défaite. Et c’est tant mieux !

L’Hebdo : Ce revers face à Albi vous le sentiez venir ?

F. G. : La défaite à Aurillac nous a fait beaucoup de mal. Surtout la manière, d’ailleurs… Cinquante points, ça fait mal ! Du coup face à Albi les joueurs avaient à cœur de se faire pardonner. On n’a pas beaucoup donné dans le combat en insistant beaucoup trop dans le jeu au près ce qui n’est pas dans nos habitudes. Notre salut est toujours venu par le jeu et là on s’est trompé. Cela arrive…

L’Hebdo : Dans les têtes, vous sentez vos joueurs capables d’effacer ce traumatisme albigeois ?

F. G. : Je vous dirai ça dimanche à la fin de la rencontre. Mais bon, Agen a lui aussi laissé passer la chance de se qualifier à Colomiers. Ce sont deux équipes qui se ressemblent beaucoup dans leur parcours. Ces deux formations ont été très inconsistantes tout au long de la saison. Parfois brillantes, souvent à domicile d’ailleurs, mais aussi hélas en deçà de leur niveau à l’extérieur et notamment chez les petits.

L’Hebdo : Votre large victoire à l’aller fait-elle finalement de Perpignan le favori de cette rencontre ?

F. G. : Non bien sûr que non… Encore une fois on va jouer un match de phase finale. Du coup, les compteurs sont remis à zéro.

L’Hebdo : On sent les deux équipes, aussi bien Agen que Perpignan, un peu émoussées physiquement ?

F. G. : Oui sûrement un peu. Mais c’est le lot de toutes les équipes à ce moment de la saison. Comme Agen, on a essayé de faire beaucoup tourner cette saison. Mais malgré ça, il y a toujours de la casse en fin d’exercice.  De toute façon en aucun cas ce sera une excuse.

« Concentré sur le jeu et uniquement sur le jeu »

L’Hebdo : Vous êtes un jeune entraîneur mais vous avez, en tant que joueur, gagné beaucoup de matches de phases finales. Ce vécu vous sert-il aujourd’hui ?

F. G. : J’en ai gagné quelques uns c’est vrai mais pas beaucoup finalement (rires).  Après, c’est vrai que dans l’approche j’ai un peu tendance à me reposer sur ce que je vivais joueur. Le truc c’est de bien se concentrer sur l’élément technique, sur le plan de match, sur les situations que vous allez être amené à rencontrer. Joueur j’étais beaucoup à l’écoute de ce que les entraîneurs pouvaient prévoir même si bien sûr personne ne devine à l’avance le scénario. Mais l’idée c’est que le joueur ne soit jamais pris au dépourvu.

L’Hebdo : Quelque part c’est un moyen de se rassurer ?

F. G. : C’est surtout la meilleure manière de faire abstraction de l’environnement et de l’enjeu qui entoure ce type de rendez-vous. On se concentre sur le jeu et uniquement sur le jeu.

L’Hebdo : Pour vous, ce retour à Armandie est forcément particulier ?

F. G. : Oui mais l’enjeu de la rencontre l’emporte sur tout le reste. Du coup, je n’ai pas le temps de verser dans la nostalgie.

L’Hebdo : Impossible de vous croire ! Le téléphone n’a pas sonné cette semaine ?

F. G. : Oui j’ai bien reçu quelques sms (sourire), c’est normal je pense. Et puis je sais que quelques anciens joueurs et amis viendront à Armandie dimanche. Plus pour supporter Agen d’ailleurs que l’entraîneur de l’Usap (rire).

L’Hebdo : Vous imaginez un seul instant Perpignan ne pas participer au dernier carré de cette Pro D2 ?

FG : Je suis entraîneur pas devin. Mathématiquement tout est possible, c’est clair.  Je savais que cette saison serait très dure et longue parce que j’avais connu la même situation avec Agen. Je ne suis pas surpris. ça fait un moment qu’on se disait que cette rencontre face à Agen risquait d’être décisive.

Cyril Recondo

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